Sadia Tabti et Youcef Zirem : sauver l’artisanat berbère face à la disparition des tisserandes
Au cœur du XXe arrondissement parisien, un dimanche de janvier 2026 a accueilli une rencontre d’une rare intensité au café littéraire de l’Impondérable. Cette soirée fut bien plus qu’un simple dialogue entre deux figures emblématiques, Sadia Tabti et Youcef Zirem, elle s’est transformée en une immersion profonde dans l’âme berbère, une exploration ardente du fragile équilibre entre héritage et modernité. Ensemble, ils ont exposé avec passion et rigueur le combat urgent pour préserver un trésor culturel menacé : l’art du tissage berbère qui s’efface avec la disparition progressive des dernières tisserandes. Entre poésie et gravité, mythe ancien et réalité contemporaine se mêlent dans une alchimie qui interpelle l’humanité tout entière.
Embarqué à travers un récit vibrant, le public a été invité à comprendre comment les fibres naturelles de la laine, travaillées patiemment depuis des générations, racontent l’histoire pas seulement d’un peuple mais d’une civilisation entière. Il a été question de ces mains habiles qui distillent une mémoire ancestrale, qui parfois semblent suspendues face à un avenir incertain, dans un monde où la transmission fait désormais défaut. Éclairée par le regard scrutateur de Sadia et la plume engagée de Youcef, cette rencontre a révélé la complexité de sauvegarder un savoir-faire artisanal dans un contexte mondialisé souvent hostile, où la tradition se heurte à la vitesse et aux exigences économiques modernes.
Le tissage berbère : un patrimoine vivant entre mythe et réalité
Lorsque l’on évoque le tissage berbère, on entre dans un univers où chaque fil raconte une histoire millénaire, reliant les femmes artisanes à leurs ancêtres dans un rituel qui dépasse largement la simple fabrication d’objets. Sadia Tabti, par son ouvrage D’Arachné à Tassadit ou l’Odyssée du tissage, dévoile avec une poésie érudite ce tissage à la fois matériel et spirituel, où la laine devient support d’une cosmogonie sacrée.
Dans cette tradition, le métier à tisser n’est pas un simple outil mécanique, mais un véritable pont symbolique entre le ciel et la terre. Chaque motif tissé est porteur de significations profondes : losanges protecteurs, chevrons symbolisant des forces naturelles, lignes brisées rappelant l’eau ou l’esprit du vent. Ces signes, transmis sans cesse par les tisserandes, forment un langage codé aussi précieux que la langue berbère elle-même. Ces expressions artistiques sont un vecteur d’identité, une carte sensible qui inscrit la mémoire collective dans la matière vivante.
Cette dimension symbolique s’inscrit dans une longue chaîne de rites et de légendes. Le geste du tissage devient sacré, un acte de création comparable à la genèse du monde, comme évoqué par Sadia Tabti au cours du débat au café de l’Impondérable. De génération en génération, ces gestes se sont transmis, imprégnés d’un savoir-faire d’une finesse exceptionnelle, parfois cachée aux yeux de l’histoire officielle mais intégrée dans le quotidien des communautés berbères.
- 🌿 Des motifs ancestraux porte-bonheur
- 🔗 La connection entre identité et tissage
- 🧵 La patience et la technique au cœur de chaque création
- 🌀 L’univers mythique autour des couleurs naturelles, garance, indigo
| Élément du Tapis | Signification Symbolique | Origine Mythique |
|---|---|---|
| Losange | Protection et fertilité | Incarnation de la féminité sacrée |
| Chevron | Force et mouvement | Symbolise les forces naturelles du vent et des montagnes |
| Ligne brisée | Flux d’eau et transformation | Représentation des cycles de vie et de la disparition |
Ce lien fort entre le tissage, la nature et l’identité berbère souligne l’urgence d’une préservation active, un enjeu que Yennayer et la mémoire ancestrale mettent aussi en lumière dans leurs célébrations et traditions. Car derrière cette richesse culturelle, se dessine la menace d’un abandon progressif, source d’une inquiétude profonde pour l’avenir.
Les défis contemporains auxquels font face les tisserandes berbères
La rencontre avec Youcef Zirem a permis de croiser des regards sur les réalités actuelles des dernières tisserandes. Car au-delà de la beauté intemporelle des tapis, ce sont des femmes aujourd’hui confrontées à une série d’obstacles économiques, sociaux et culturels qui mettent en péril tout un héritage.
Sadia Tabti a souligné un constat amer et indiscutable : la transmission du métier est à l’arrêt. Ce savoir-faire, qui requiert un investissement en temps long et une patience sans faille, peine à trouver de nouveaux apprentis, face à un monde moderne où l’immédiateté prime. La mondialisation, avec sa production de masse et ses exigences de rentabilité instantanée, écrase cette activité qui mêle artisanat et spiritualité.
En outre, la pression économique est rude. Les tisserandes, souvent reléguées à un rôle marginal dans la chaîne de valeur, reçoivent une rémunération insuffisante pour couvrir les coûts de leur travail minutieux et des matériaux, parfois de qualité dégradée faute de moyens. À cela s’ajoute une bureaucratie patrimoniale déconnectée des réalités du terrain, qui se contente trop souvent d’actions symboliques sans réel soutien structurel.
- 💸 Faible rémunération et précarité financière
- ⏳ Difficulté de transmission intergénérationnelle
- 🌍 Concurrentialité internationale et marché globalisé
- 🏛️ Politiques publiques peu adaptées
| Défis | Conséquences | Exemple concret |
|---|---|---|
| Perte de transmission | Diminution du nombre de tisserandes | Moins de 15% des jeunes femmes pratiquent encore le métier en Kabylie |
| Pression économique | Abandon des ateliers traditionnels | Tarification en dessous des coûts de production dans plusieurs villages |
| Bureaucratie culturelle | Actions superficielles sans impact réel | Colloques à Alger sans suivi sur le terrain |
Ce constat appelle à une prise de conscience collective, incluant des initiatives pratiques et une implication réelle, loin des simples discours. L’enjeu dépasse les frontières : la sauvegarde du tissage berbère est aussi une lutte universelle pour la diversité culturelle dans un monde globalisé.
L’œuvre de Sadia Tabti : un pont entre Alger et Paris pour l’artisanat berbère
Née d’un métissage franco-algérien, Sadia Tabti incarne un lien vivant entre la Kabylie et la capitale française, un pont culturel qu’elle construit jour après jour. Sa démarche dépasse la simple transmission technique, elle crée une symbiose poétique et militante en valorisant les savoir-faire ancestraux et leur intégration dans une dynamique contemporaine.
En organisant des ateliers-résidences et en fédérant autour de la route des artisans, elle a réuni potiers, bijoutiers et tisserandes dans un dialogue interculturel d’envergure. Cette expérience a révélé avec acuité la progression inquiétante de la disparition du métier à tisser, dévoilant à la fois la beauté et la fragilité d’un monde en train de s’effacer.
- 🕊️ Promotion des artisanes berbères dans un cadre international
- 🎨 Transfert des savoir-faire mêlé à la création contemporaine
- 🤝 Facilitation des échanges entre jeunes générations et anciens
- 📚 Documentations et publications pour la mémoire culturelle
| Initiative | Objectif | Impact |
|---|---|---|
| Ateliers-résidences La route des artisans | Transmission interrégionale et innovation artistique | Plusieurs jeunes apprenties formées entre 2005 et 2023 |
| Publications littéraires | Valorisation et sensibilisation | Ouvrage D’Arachné à Tassadit reconnu par les cercles culturels |
| Rencontres interculturelles | Renforcement du lien diasporique | Mobilisation autour de thématiques berbères en France et Algérie |
Les actions de Sadia Tabti inspirent également une réflexion sur des projets plus larges, notamment en lien avec la valorisation touristique solidaire, un sujet délicat qui interpelle tant le milieu culturel que les voyageurs sensibles à la richesse de l’Algérie. Ce travail s’inscrit dans la lignée du mouvement qui souhaite recentrer la valorisation des arts sur le respect des matières, des personnes et des histoires vécues, loin des clichés et des récupérations superficielles.
Cette dynamique se conjugue parfaitement avec les enjeux actuels du tourisme équitable en Kabylie où la préservation culturelle se heurte aux dérives marchandes et à la standardisation des expériences.
La parole engagée de Youcef Zirem : mémoire et vérité pour un patrimoine en péril
Journaliste et écrivain respecté, Youcef Zirem est reconnu pour son engagement à défendre la richesse culturelle algérienne dans toute sa diversité. Sa rencontre avec Sadia Tabti a été l’occasion de croiser leurs regards sur les enjeux de mémoire et de justice, faisant résonner la voix des artisans souvent oubliés.
Avec sa rigueur journalistique, Youcef propose une lecture critique et engagée qui dépasse le simple constat : il s’agit de faire entendre la vérité, d’éveiller les consciences sur l’amnésie collective qui menace de réduire à néant des siècles de traditions. Ainsi, son travail d’enquête, tel qu’illustré dans son livre sur le poète Matoub Lounès, enrichit cette réflexion par une perspective socio-politique et historique indispensable.
- 📰 Défense de la vérité culturelle et historique
- 🕯️ Hommage aux figures oubliées et méconnues
- 🔍 Regard critique sur la gestion patrimoniale
- 📢 Appel à l’engagement citoyen et à la mémoire active
| Caractéristique | Effet sur le Patrimoine | Exemple dans l’œuvre |
|---|---|---|
| Enquête passionnée | Révélation d’injustices et d’oublis | Analyse de l’assassinat de Matoub Lounès |
| Engagement littéraire | Mobilisation des consciences | Participation à des débats et rencontres culturelles |
| Relation avec les artisans | Donne voix aux silences | Invitations à des débats comme à Paris en 2026 |
Le dialogue avec Sadia Tabti s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ensemble, ils incarnent une conscience collective qui refuse le déclin passif et promeut un avenir où les savoir-faire berbères retrouveraient une place centrale, non seulement comme art mais aussi comme vecteur d’un message universel.
Tourisme équitable et artisanat berbère : entre espoirs et dérives
Un autre point crucial soulevé lors de cette rencontre fut le rôle ambivalent du tourisme équitable dans la survie des métiers traditionnels berbères. Le concept, pourtant porteur de belles promesses, s’avère souvent dévoyé en un simple argument commercial, déconnecté des réalités des artisanes.
Ce tourisme, dont on vante les bienfaits pour les économies locales, a parfois servis de camouflage à des pratiques qui maintiennent les tisserandes dans une précarité déconcertante. Les intermédiaires, agences et structures touristiques captent en effet l’essentiel des bénéfices, tandis que les artisans restent marginalisés et sous-payés.
- 🚩 Risque de folklorisation et marchandisation exacerbée
- 💰 Revenus trop faibles pour assurer la pérennité des ateliers
- 📉 Glissement de l’art vers un simple produit touristique
- ❌ Sous-représentation et exploitation réelle des artisanes
Cette situation suscite une interrogation forte sur la nécessité de repenser les modèles économiques et socioculturels qui entourent ces pratiques. Sadia Tabti, dans ses différentes interventions et écrits, encourage la mise en place d’initiatives réellement solidaires et respectueuses, en lien avec les enjeux propres au contexte local berbère.
Les expériences de tourisme solidaire dans d’autres pays du Maghreb, comme la Tunisie, offrent parfois des pistes inspirantes. Pour approfondir ces réflexions, on peut consulter des ressources éclairantes comme Tunisie, destination en plein essor. Par ailleurs, la valorisation authentique reste une condition sine qua non pour éviter que l’artisanat ne devienne une simple attraction, perdant ainsi sa dimension culturelle et humaine.
L’importance de réinventer la transmission pour les jeunes générations
L’une des plus grandes urgences identifiées lors de la rencontre fut la nécessité de repenser les modes de transmission du savoir-faire traditionnel. Dans un monde où la jeunesse est plus attirée par la modernité et les technologies qu’à l’apprentissage manuel fastidieux, comment faire revivre l’art du tissage berbère?
Sadia Tabti propose une réponse plurielle : il faut conjuguer l’héritage ancestral avec les attentes nouvelles, en insérant le tissage dans des parcours d’éducation innovants et des projets artistiques contemporains qui parlent aux jeunes. Encourager la fierté d’un métier noble, valoriser la dimension symbolique et culturelle de cette pratique, offrir des perspectives économiques durables, voilà les clés pour relancer l’envie de s’y engager.
- 🎓 Intégration dans les cursus scolaires et culturels
- 🎨 Créations artistiques hybrides mêlant tradition et modernité
- 🤲 Soutien aux initiatives associatives et ateliers communautaires
- 💼 Développement de micro-entreprises solidaires
| Initiative | Description | Bénéfices attendus |
|---|---|---|
| Ateliers scolaires sur le tissage berbère | Introduction ludique et pédagogique du métier | Création d’un lien émotionnel chez les enfants |
| Résidences artistiques pluridisciplinaires | Collaboration entre artisans et artistes contemporains | Innovation et renouvellement de l’artisanat |
| Programme de mentorat | Mise en relation seniors et jeunes apprentis | Pérennisation de la transmission |
Ces pistes exigent une mobilisation à la fois locale et internationale, faisant écho aux mouvements qui veulent redonner vie à l’artisanat dans tout le Maghreb, notamment en Algérie dont la diversité culturelle est un véritable joyau. Le voyage en Algérie devient alors, surtout pour le visiteur sensible, une quête de trésors culturels et humains encore vivants, porteurs d’un héritage à protéger.
Les initiatives interculturelles : un modèle d’avenir pour sauver l’artisanat berbère
La rencontre à Paris a mis en lumière l’importance de transcender les frontières entre Algérie et France, entre Kabylie et diaspora, à travers des projets interculturels qui font vivre un artisanat en danger tout en lui offrant un prolongement moderne.
Ces projets encouragent la coopération, le partage d’expérience et la valorisation collective, confrontant créativité, tradition et économie sociale. Sadia Tabti y joue un rôle clé en fédérant artisans, artistes et intellectuels, dans l’objectif de créer un écosystème durable et renouvelé.
- 🤝 Partenariats entre ateliers berbères et centres d’art en France
- 🌐 Plateformes numériques de valorisation du tissage
- 🎟️ Expositions itinérantes en Europe et en Afrique du Nord
- 📣 Ateliers de sensibilisation pour les communautés diasporiques
| Projet | Objectifs | Résultats visibles |
|---|---|---|
| Expositions La Route des Artisans | Promotion du tissage traditionnel à Paris | Augmentation de la visibilité médiatique |
| Plateforme numérique participative | Documentation et valorisation en ligne | Création d’un réseau d’artisans et consommateurs |
| Programme de formation interculturelle | Échange de compétences entre pays | Renforcement des savoir-faire et innovation |
La solidarité qu’inspirent ces démarches ouvre une voie d’espoir : ce n’est pas seulement un artisanat que l’on sauve, c’est une mémoire vivante, une dimension poétique et humaine que l’on perpétue. C’est là, sans doute, le plus bel hommage que l’on puisse rendre à ce tissage que le paradoxe d’un voyage en Algérie permet de mieux comprendre.
L’engagement des femmes artisanes dans la survie du savoir-faire berbère
Au cœur de cette lutte pour la sauvegarde des traditions, il y a ces femmes tisserandes, véritables héroïnes silencieuses qui portent sur leurs épaules l’essence d’un héritage millénaire. Leur rôle dépasse la simple confection manuelle, elles sont les gardiennes d’un langage visuel et tactile profond, véhiculant des messages de résilience et d’identité dans chaque fibre de leurs créations.
La disparition progressive de ces femmes pose une menace directe non seulement à l’artisanat mais à l’identité même des communautés berbères. Ces artisans-agents culturels témoignent d’une relation étroite à leur territoire, à leur histoire et à leurs croyances, qui doit être valorisée dans toute sa complexité si l’on veut espérer un renouveau.
- 👩👧 Transmission mère-fille en danger
- 🎗️ Reconnaissance sociale insuffisante
- 🌿 Lien fort avec les pratiques écologiques traditionnelles
- 👐 Sens du collectif et rôle dans la cohésion sociale
| Aspect | Importance | Défis actuels |
|---|---|---|
| Transmission intergénérationnelle | Cruciale pour la survie du métier | Manque d’intérêt des jeunes |
| Visibilité et reconnaissance | Condition pour la valorisation économique | Stigmatisation et marginalisation |
| Maintien des pratiques écologiques | Souligne la durabilité du métier | Remplacement par matériaux synthétiques |
Pour soutenir cette vitalité, des initiatives telles que celles présentées lors de Yennayer à Paris 2026 offrent une plateforme de visibilité unique. Là, la poésie des œuvres rencontre l’ardeur d’un combat personnel et collectif pour la dignité culturelle et humaine.
Sauver l’artisanat berbère : un appel à un engagement collectif et solidaire
Face à la disparition alarmante des tisserandes, il est urgent que chaque acteur – artisans, institutions, consommateurs, voyageurs – prenne part à la sauvegarde d’un patrimoine vivant. Plus qu’un simple objet culturel, l’artisanat berbère est un lien sacré entre passé, présent et futur. Sadia Tabti et Youcef Zirem, à travers leur combat commun, nous invitent à questionner notre rapport au temps, à la simplicité, et à la richesse des savoirs.
Les consommateurs ont désormais un rôle clé : choisir des productions authentiques, valoriser le travail des artisans, soutenir des circuits courts et responsables. Les institutions doivent dépasser les déclarations symboliques pour agir concrètement, en créant des dispositifs adaptés aux besoins réels des artisanes, permettant la transmission et la reconnaissance sociale.
- 🤲 Soutien économique aux ateliers et coopératives
- 🎯 Sensibilisation des publics locaux et internationaux
- 🎍 Intégration des pratiques dans l’éducation culturelle
- 🌏 Promotion d’un tourisme respectueux et durable
| Acteur | Responsabilité | Actions recommandées |
|---|---|---|
| Artisans | Préserver et transmettre le savoir-faire | Médiation et mentorat entre générations |
| Consommateurs | Valoriser le travail et acheter responsable | Privilégier les circuits équitables |
| Institutions | Mettre en place des politiques efficaces | Soutien financier et visibilité |
Cette mobilisation collective pourrait inverser la tendance et offrir une seconde vie à un art qui est aussi un vecteur d’âme et de dignité humaine. C’est un défi qui reflète la complexité et la beauté du patrimoine algérien, un appel vibrant pour tous les amoureux de culture, de solidarité et d’authenticité.
Pourquoi le tissage berbère est-il considéré comme un patrimoine sacré ?
Le tissage berbère est un rituel ancestral où chaque motif porte une signification symbolique liée à la cosmogonie, la mémoire et l’identité collective des peuples berbères. Ce n’est pas qu’un artisanat, c’est une langue tissée aux fils de l’histoire qui relie le sacré et le quotidien.
Quels sont les principaux défis que rencontrent les tisserandes aujourd’hui ?
Elles font face à la perte de transmission intergénérationnelle, à la précarité économique, à la concurrence des productions industrielles et à un manque de soutien institutionnel adapté.
Comment le tourisme équitable impacte-t-il l’artisanat berbère ?
Bien que le tourisme équitable promette un soutien, il est souvent détourné en un modèle qui exploite les artisanes avec une rémunération insuffisante, transformant l’artisanat en simple produit commercial plutôt qu’en patrimoine vivant.
Quelles initiatives peuvent aider à la transmission du savoir-faire traditionnel ?
L’intégration dans les programmes scolaires, les ateliers collaboratifs, les résidences artistiques et le mentorat entre générations sont des leviers essentiels pour revitaliser cet artisanat.
Comment chacun peut-il contribuer à la sauvegarde de l’artisanat berbère ?
En valorisant l’achat responsable, en soutenant les artisans locaux, en promouvant un tourisme respectueux et en militant pour une reconnaissance sincère des savoir-faire.





