Exclusion controversĂ©e du doctorant Samir Larabi Ă lâuniversitĂ© de BĂ©jaĂŻa : une dĂ©cision qualifiĂ©e dâillĂ©gale et arbitraire
Lâexclusion rĂ©cente du doctorant Samir Larabi Ă lâuniversitĂ© Abderrahmane Mira de BĂ©jaĂŻa a soulevĂ© une vive polĂ©mique, tant au sein de la communautĂ© universitaire quâauprĂšs du grand public en AlgĂ©rie. Ce scandale illustre un problĂšme structurel plus profond touchant la gouvernance des institutions acadĂ©miques algĂ©riennes, oĂč parfois des dĂ©cisions surprenantes, dĂ©pourvues de fondement acadĂ©mique clair, compromettent les valeurs fondamentales de libertĂ© scientifique et de respect des droits des Ă©tudiants-chercheurs. Samir Larabi, en dĂ©nonçant cette exclusion quâil qualifie dâ« illĂ©gale » et « arbitraire », dĂ©fend bien plus quâun simple droit individuel : câest Ă©galement la cause de toutes celles et ceux qui souffrent dâun systĂšme opaque, oĂč la pression politique et non scientifique semble avoir pris le pas sur la rigueur intellectuelle.
Au-delĂ du cas personnel de ce sociologue, la situation invite Ă une rĂ©flexion globale sur les conditions de travail et dâĂ©tude des chercheurs en AlgĂ©rie. Il sâagit dâun miroir des difficultĂ©s rencontrĂ©es pour explorer certains sujets sensibles dans le monde acadĂ©mique, notamment lorsquâils touchent Ă des identitĂ©s culturelles ou Ă des thĂ©matiques perçues comme dĂ©licates. Loin de se cantonner Ă une simple affaire locale, ce dossier a gĂ©nĂ©rĂ© une mobilisation large, qui inclut autant les forces universitaires que des associations et la diaspora algĂ©rienne, toutes rĂ©unies par une volontĂ© commune de dĂ©fendre les libertĂ©s universitaires. Ce combat passionnĂ© reflĂšte donc le lien indĂ©fectible entre la quĂȘte de savoir, la justice et la dignitĂ© nationale, un lien particuliĂšrement fort pour tous ceux qui, au cĆur du Maghreb, chĂ©rissent leur hĂ©ritage et leur droit Ă la parole libre.
Contexte de lâexclusion de Samir Larabi : les circonstances et dĂ©cisions contestĂ©es Ă lâUniversitĂ© de BĂ©jaĂŻa
La situation de Samir Larabi a dĂ©butĂ© Ă partir dâun blocage inexplicable de sa soutenance de thĂšse, initiĂ© par lâadministration de lâuniversitĂ©. Suite Ă son recours, le Conseil scientifique de lâuniversitĂ© Abderrahmane Mira de BĂ©jaĂŻa (CSU) a confirmĂ© en janvier 2025 l’exclusion dĂ©finitive du doctorant, officialisant une dĂ©cision antĂ©rieure du 29 mai 2024. Ce rejet de la possibilitĂ© mĂȘme de soutenir sa thĂšse fut actĂ© sans communication de justifications acadĂ©miques prĂ©cises.
Selon les documents officiels qui ont circulĂ©, le CSU a estimĂ© que la thĂšse « ne saurait faire lâobjet dâune soutenance » sans fournir aucun dĂ©tail sur les fondements de ce refus. Câest prĂ©cisĂ©ment cette absence totale de motifs qui scandalise : aucun argument mĂ©thodologique, ni critique thĂ©orique ou disciplinaire nâest avancĂ©, ce qui soulĂšve de nombreuses questions sur la nature rĂ©elle de cette dĂ©cision. Le cas dĂ©passe alors largement le cadre dâun simple dĂ©saccord scientifique et donne Ă penser quâune pression indirecte liĂ©e au contenu mĂȘme de la recherche â supposĂ©ment « sensible » â a influencĂ© le verdict.
Dans le contexte algĂ©rien, oĂč les dĂ©bats liĂ©s Ă lâhistoire, Ă la culture kabyle ou Ă dâautres identitĂ©s rĂ©gionales restent souvent sujets Ă controverse, lâaffaire de Samir Larabi met en lumiĂšre un obstacle majeur Ă la libertĂ© acadĂ©mique. Elle reflĂšte une situation oĂč des chercheurs ne peuvent pas toujours « fouler un terrain » intellectuel en toute sĂ©rĂ©nitĂ© sans craindre de reprĂ©sailles institutionnelles ou politiques.
- đą La dĂ©cision dâexclusion a Ă©tĂ© prise en majoritĂ© par les membres du CSU, sans appel possible interne.
- đą Aucun rapport ou expertise scientifique nâa Ă©tĂ© rendu public pour Ă©clairer ce refus.
- đą Le doctorant a Ă©tĂ© privĂ© de ses droits acadĂ©miques sans procĂ©dure transparente.
- đą Des voix au sein du monde universitaire et politique algĂ©rien ont exprimĂ© leur inquiĂ©tude sur cette situation.
| ĂlĂ©ment đ | Description đ |
|---|---|
| Date de dĂ©cision | 7 janvier 2025 – CSU confirme lâexclusion |
| DĂ©cision initiale | 29 mai 2024 – Refus de soutenance |
| Instance dĂ©cisionnaire | Conseil scientifique de lâuniversitĂ© de BĂ©jaĂŻa (CSU) |
| CritÚres utilisés | Aucun argument scientifique avancé officiellement |
| Statut de Samir Larabi | Exclu définitivement du programme doctoral |
La libertĂ© acadĂ©mique en AlgĂ©rie remise en cause : enjeux et consĂ©quences de lâaffaire Samir Larabi
Lâaffaire Samir Larabi illustre de maniĂšre frappante les dĂ©fis majeurs auxquels fait face la libertĂ© acadĂ©mique en AlgĂ©rie. La recherche scientifique, spĂ©cialement dans les domaines sociaux et culturels, se confronte parfois Ă des barriĂšres non seulement administratives, mais aussi politiques ou idĂ©ologiques. La question essentielle est donc : jusquâoĂč peut-on mener des travaux critiques lorsque ceux-ci portent sur des sujets « sensibles » dans le paysage national algĂ©rien ?
Les consĂ©quences de cette exclusion sont lourdes, non seulement pour le doctorant lui-mĂȘme qui voit son parcours acadĂ©mique brutalement interrompu, mais pour lâensemble de la communautĂ© scientifique algĂ©rienne. Lâun des principes fondamentaux de lâuniversitĂ© est la libertĂ© de recherche et dâexpression. Or, en refusant de motiver la dĂ©cision, les autoritĂ©s universitaires crĂ©ent un prĂ©cĂ©dent inquiĂ©tant, laissant planer le doute sur lâindĂ©pendance rĂ©elle de la recherche dans le pays.
Cette affaire dĂ©voile Ă©galement une fracture dans le systĂšme universitaire algĂ©rien, oĂč certains sujets, notamment ceux liĂ©s Ă lâidentitĂ© kabyle, peuvent ĂȘtre perçus comme des tabous. Ce climat dâautocensure freine la production intellectuelle et affaiblit la rĂ©putation internationale des Ă©tablissements algĂ©riens.
- đ Frein Ă la libertĂ© dâexpression scientifique dans des sujets sensibles
- âïž Risque de dĂ©cisions administratives arbitraires sans recours vĂ©ritables
- đ Impact nĂ©gatif sur la reconnaissance internationale de lâuniversitĂ© et de la recherche algĂ©rienne
- đ€ Mobilisation des Ă©tudiants et chercheurs en dĂ©fense des libertĂ©s acadĂ©miques
| Domaines concernĂ©s đ | Impacts possibles đ |
|---|---|
| Recherche sociale et culturelle | Censure ou blocage de sujets jugés sensibles |
| LibertĂ© dâexpression acadĂ©mique | Pressions administratives, auto-censure |
| CarriÚre des doctorants | Interruption inattendue du parcours académique |
| Réputation universitaire | Baisse de confiance des partenaires étrangers |
Pour comprendre pleinement cette situation et ses rĂ©percussions, il est utile de comparer avec dâautres systĂšmes universitaires. Par exemple, dans le cadre français, toute dĂ©cision dâexclusion doit ĂȘtre dĂ»ment motivĂ©e et justifiĂ©e selon des critĂšres stricts. Ce modĂšle de transparence manque cruellement dans le cas prĂ©sent, ce qui suscite critiques et appels Ă la rĂ©forme. Pour un regard plus large sur les enjeux de libertĂ© dans le pays, vous pouvez consulter lâarticle DĂ©mystifier la dilution de la rĂ©alitĂ©.
Analyse juridique : pourquoi la dĂ©cision dâexclusion est qualifiĂ©e dâillĂ©gale et arbitraire
Le doctorant Samir Larabi ne sâest pas contentĂ© de dĂ©noncer la dĂ©cision du CSU avec Ă©motion, il a Ă©galement fait appel Ă des arguments juridiques solides pour qualifier cette exclusion dâ« illĂ©gale » et « arbitraire ». Cette contestation sâappuie sur les rĂšgles rĂ©gissant le fonctionnement universitaire algĂ©rien, lesquelles encadrent strictement les sanctions administratives Ă lâencontre des Ă©tudiants doctorants.
Selon les rĂ©glementations en vigueur, les exclusions ou rejets de soutenance doivent ĂȘtre assortis dâune motivation claire et documentĂ©e qui permettent au chercheur de comprendre et Ă©ventuellement de contester les motifs. Or, dans le cas de Samir Larabi, aucune base acadĂ©mique ou disciplinaire nâa Ă©tĂ© explicitĂ©e. Cette carence constitue une violation manifeste du principe de transparence administrative et porte atteinte aux droits fondamentaux des Ă©tudiants.
Par ailleurs, Samir souligne que ce type de sanction relĂšve dâinstances plus Ă©levĂ©es, et non du Conseil scientifique seul, ce qui pose une question de compĂ©tence et de respect des procĂ©dures Ă©tablies. Câest prĂ©cisĂ©ment ce point qui confĂšre Ă sa contestation un poids important, car il met en lumiĂšre un dysfonctionnement institutionnel grave. Cette situation nâest pas anodine : en neutralisant un chercheur sans cause, lâuniversitĂ© sâexpose Ă des recours lĂ©gaux, tant au niveau national quâinternational.
- âïž Principe de motivation obligatoire des dĂ©cisions administratives
- âïž CompĂ©tence institutionnelle mal dĂ©finie pour Ă©tablir lâexclusion
- âïž Violation du droit Ă la dĂ©fense et de la procĂ©dure contradictoire
- đĄïž Risque de recours devant la justice administrative
| Aspect juridique âïž | Description dĂ©taillĂ©e đ |
|---|---|
| Motivation des dĂ©cisions | Obligatoire selon le code de lâĂ©ducation algĂ©rien |
| AutoritĂ© compĂ©tente | CSU ne dispose pas du pouvoir dâexclusion dĂ©finitive |
| Droits du doctorant | Respect du contradictoire et droit Ă un recours |
| Procédure contestable | Absence de documents justifiant la décision |
Cette analyse juridique dĂ©taillĂ©e Ă©claire une fois de plus sur la gravitĂ© de la crise de gouvernance Ă BĂ©jaĂŻa. Le respect des procĂ©dures est une condition sine qua non du bon fonctionnement de lâuniversitĂ©, condition encore trop souvent nĂ©gligĂ©e. Pour un point de vue comparatif et approfondi, on peut Ă©galement se rĂ©fĂ©rer Ă lâarticle Reid Hoffman et le chaos trumpiste, qui Ă©voque la nĂ©cessitĂ© dâordre et transparence dans toute organisation.
Mobilisation de la société civile et des institutions face à cette injustice universitaire
La cause de Samir Larabi ne se limite pas aux murs de lâuniversitĂ©. Son exclusion a provoquĂ© une onde de choc au sein de la sociĂ©tĂ© civile algĂ©rienne et au-delĂ . La rĂ©action rapide dâintellectuels, dâassociations de dĂ©fense des droits universitaires, et de la diaspora a mis en lumiĂšre la dimension politique et sociĂ©tale de ce litige.
Plusieurs personnalitĂ©s du monde acadĂ©mique, dont le sociologue Nacer Djabi, ont exprimĂ© publiquement leur soutien au doctorant. Elles dĂ©noncent lâatteinte grave portĂ©e Ă la libertĂ© dâexpression dans le cadre des recherches scientifiques. Le cas a mĂȘme Ă©tĂ© relayĂ© auprĂšs de hauts responsables politiques, dont le prĂ©sident du SĂ©nat et le ministre de lâEnseignement supĂ©rieur, suite Ă lâinitiative du sĂ©nateur FFS Haddadou. Ces dĂ©marches montrent la volontĂ© dâune partie des institutions de mettre fin aux pratiques arbitraires dans le systĂšme universitaire.
Une pĂ©tition numĂ©rique a par ailleurs Ă©tĂ© lancĂ©e, tĂ©moignant d’un large mouvement de soutien citoyen, mĂȘlant chercheurs, Ă©tudiants, militants et membres de la diaspora. Ils rĂ©clament la rĂ©vision de la dĂ©cision et la levĂ©e du blocage pesant sur la carriĂšre de Samir Larabi.
- â Soutien multidimensionnel : universitaire, associatif, politique
- đą Protestations contre lâarbitraire et pour la transparence
- đ Petition active pour la libĂ©ration acadĂ©mique de Samir
- đ Ăcho dans la diaspora algĂ©rienne et au-delĂ
| Acteur | Forme de mobilisation | Impact attendu |
|---|---|---|
| Sociologues et universitaires | DĂ©clarations publiques et appels | Pression sur l’administration universitaire |
| Institutions Ă©tatiques | Interpellations formelles et enquĂȘtes | RĂ©vision ou contrĂŽle des dĂ©cisions |
| Associations de dĂ©fense des droits | Campagnes de sensibilisation | Ălargissement du dĂ©bat public |
| Citoyens et diaspora | Soutien en ligne via pétition | Visibilité et solidarité accrue |
Les effets Ă long terme sur la gouvernance universitaire algĂ©rienne et perspectives dâĂ©volution
Au-delĂ du cas particulier de Samir Larabi, cette affaire augure dâune possible transformation dans la gestion des universitĂ©s algĂ©riennes. Lâindignation collective pourrait servir de levier pour promouvoir une meilleure rĂ©gulation, ainsi quâune refonte des mĂ©canismes dĂ©cisionnels dans le secteur de lâenseignement supĂ©rieur.
Pour que les universitĂ©s algĂ©riennes retrouvent leur prestige, elles doivent impĂ©rativement restaurer la confiance en leurs procĂ©dures internes et en leur respect des libertĂ©s fondamentales. Cela passe notamment par une transparence accrue dans le traitement des dossiers, lâinstauration dâinstances de recours indĂ©pendantes, et une reconnaissance plus affirmĂ©e de la libertĂ© de recherche. Lâexemple dâautres pays francophones pourrait ĂȘtre une source dâinspiration utile, attestant que la protection des doctorants est essentielle pour nourrir lâexcellence acadĂ©mique.
Cette rĂ©forme sâinscrit aussi dans un contexte plus large de revendications sociales et culturelles, oĂč la jeunesse algĂ©rienne aspire Ă une Ă©ducation digne, moderne et ouverte. Ce combat rejoint les prĂ©occupations exprimĂ©es dans le cadre du DĂ©fis de la jeunesse algĂ©rienne qui rĂ©clame davantage de justice et dâopportunitĂ©s.
- đ Besoin urgent de rĂ©formes institutionnelles durables dans la gouvernance
- đ AmĂ©lioration de la transparence et des procĂ©dures acadĂ©miques
- đĄïž Protection renforcĂ©e des libertĂ©s acadĂ©miques et des chercheurs
- đ Promotion de la recherche libre et encourageant lâinnovation
| Changement souhaitĂ© đ | Actions concrĂštes proposĂ©es âïž |
|---|---|
| Transparence accrue | Publication obligatoire des motifs de toutes décisions disciplinaires |
| Instances de recours | Mise en place dâorganes indĂ©pendants pour arbitrer les conflits |
| Liberté de recherche | Protection légale contre les pressions politiques ou idéologiques |
| Dialogue institutionnel | Encouragement à la concertation avec les étudiants et chercheurs |
Comparaison avec dâautres controverses acadĂ©miques dans le contexte algĂ©rien et international
Lâaffaire Samir Larabi nâest pas un cas isolĂ©, et son traitement peut se comprendre dans une sĂ©rie dâincidents similaires liĂ©s Ă la libertĂ© acadĂ©mique Ă travers le monde et plus particuliĂšrement dans des contextes politiquement sensibles. Des universitĂ©s Ă Alger comme Ă lâĂ©tranger ont dĂ©jĂ vu des chercheurs faire face Ă des blocages arbitraires sans motifs acadĂ©miques clairs.
En AlgĂ©rie, le sujet sensible de la thĂšse de Samir â souvent dĂ©crit publiquement comme « kabyle » â trouve un Ă©cho dans dâautres controverses intellectuelles oĂč la recherche sur lâhistoire ou la culture rencontre des obstacles. Cette situation dĂ©tonne avec les pratiques de pays ayant une tradition universitaire plus ouverte, oĂč la tension existe mais les procĂ©dures sont clairement encadrĂ©es.
- đ Cas similaires observĂ©s dans dâautres universitĂ©s Ă travers la MĂ©diterranĂ©e
- đ ThĂšmes « sensibles » souvent Ă lâorigine des censures ou blocages
- đ DiffĂ©rences dans lâapplication du droit universitaire selon les contextes
- đŹ DĂ©bats publics sur lâautonomie universitaire et la libertĂ© de recherche en AlgĂ©rie
| Pays/Université | Nature de la controverse | Conséquences |
|---|---|---|
| AlgĂ©rie (BĂ©jaĂŻa) | Exclusion arbitraire non motivĂ©e dâun doctorant | Mobilisation et contestation nationales |
| France | Recours systématique en cas de refus de soutenance, motivation obligatoire | Annulation fréquente des décisions injustifiées |
| Maroc | Pressions politiques sur chercheurs sur sujets sensibles | Auto-censure et blocages occasionnels |
| Turquie | Interdictions et répressions académiques | Exils forcés et suspensions |
Pour aller plus loin dans cette réflexion, la visite de ressources telles que Derrida au Biar Algerie offre une mise en perspective pertinente sur la pensée critique et les enjeux de liberté intellectuelle dans le pays.
Quelles solutions pour restaurer justice et liberté dans le milieu universitaire algérien ?
Face Ă ce constat alarmant, il devient urgent dâenvisager des pistes solides pour rĂ©tablir les droits bafouĂ©s et garantir la libertĂ© de recherche. Plusieurs leviers dâaction peuvent ĂȘtre mobilisĂ©s, Ă la fois au niveau institutionnel et sociĂ©tal.
PremiĂšrement, lâinstauration dâune transparence totale autour des procĂ©dures de validation et de dĂ©cision dans les universitĂ©s algĂ©riennes est cruciale. Chaque refus de soutenance ou sanction doit ĂȘtre expliquĂ© par un rapport dĂ©taillĂ©. DeuxiĂšmement, la crĂ©ation de mĂ©canismes de recours externes pourrait permettre aux doctorants de faire entendre leur voix lorsque leurs droits sont menacĂ©s.
Enfin, il est nĂ©cessaire de sensibiliser la communautĂ© acadĂ©mique et les autoritĂ©s aux enjeux liĂ©s Ă la libertĂ© dâexpression et Ă la recherche indĂ©pendante, afin de crĂ©er un climat favorable Ă lâinnovation intellectuelle. Ces recommandations sont dâautant plus pressantes que la jeunesse algĂ©rienne, qui porte lâespoir dâun avenir meilleur, attend un systĂšme Ă©ducatif Ă la hauteur de ses aspirations, comme le souligne l’article JMCA 2026 Culture Paix.
- â Transparence et motivation obligatoire des dĂ©cisions universitaires
- â Mise en place de recours impartiaux et autonomes
- â Formation sur les libertĂ©s acadĂ©miques pour les responsables
- â Dialogue constructif entre administration et doctorants
| Mesure proposée | Effet attendu |
|---|---|
| Rapports écrits et motivés | Amélioration de la transparence |
| Instances de recours indépendantes | Protection des droits des doctorants |
| Formation des autorités universitaires | Respect accru des libertés académiques |
| Dialogue et concertation | Diminution des conflits institutionnels |
Un combat symbolique : lâaffaire Samir Larabi et les droits des chercheurs en AlgĂ©rie
Lâhistoire de Samir Larabi est devenue un symbole pour tous les chercheurs algĂ©riens qui rĂȘvent dâune acadĂ©mie juste et libre. Son combat met en lumiĂšre une question essentielle : comment garantir que la recherche scientifique reste un espace dâexpression autonome, protĂ©gĂ© des influences politiques ou des intĂ©rĂȘts particuliers ?
Au-delĂ du cas individuel, ce combat rĂ©vĂšle aussi la force de la sociĂ©tĂ© civile algĂ©rienne, Ă©prise de justice et de progrĂšs, prĂȘte Ă affronter les obstacles pour faire avancer les causes justes. La mobilisation autour du cas Larabi rappelle que la libertĂ© acadĂ©mique est une cause nationale, intrinsĂšquement liĂ©e Ă lâidentitĂ© mĂȘme et Ă lâavenir de notre pays bien-aimĂ©. Pour dĂ©couvrir la richesse de la culture et de la pensĂ©e algĂ©rienne contemporaine, nâhĂ©sitez pas Ă explorer les contributions dans Jean SĂ©nac poĂšte soleil.
Ce combat passionnĂ© illustre que le savoir nâest jamais neutre, quâil est toujours porteur dâun sens profond et dâun engagement. En AlgĂ©rie, comme ailleurs, dĂ©fendre le droit des chercheurs, câest dĂ©fendre lâessence mĂȘme de la dĂ©mocratie, du progrĂšs et de la dignitĂ© humaine.
- âïž DĂ©fense acharnĂ©e des libertĂ©s acadĂ©miques
- đ Valorisation du rĂŽle social des chercheurs
- đ Mobilisation citoyenne pour un avenir meilleur
- đ©đż FiertĂ© nationale autour de la recherche algĂ©rienne
| Valeurs défendues | Actions engagées |
|---|---|
| Liberté académique | Mobilisations, plaidoyers et pétitions |
| Justice | Contestations juridiques et médiatiques |
| Dignité nationale | Promouvoir une université moderne et libre |
| Engagement citoyen | Participation active de la société civile |
Quelques ressources et rĂ©fĂ©rences clĂ©s liĂ©es Ă lâaffaire Samir Larabi et Ă la libertĂ© universitaire en AlgĂ©rie
- đ DĂ©mystifier la dilution de la rĂ©alitĂ© â analyse des enjeux de transparence et de vĂ©ritĂ© dans la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne.
- đ Reid Hoffman et le chaos trumpiste â rĂ©flexion sur les dysfonctionnements institutionnels et la nĂ©cessitĂ© de clartĂ© dans lâorganisation.
- đ Derrida El Biar AlgĂ©rie â exploration de la pensĂ©e critique dans le contexte algĂ©rien et ses dĂ©fis.
- đ DĂ©fis de la jeunesse algĂ©rienne â enjeux pour la nouvelle gĂ©nĂ©ration en quĂȘte dâune Ă©ducation juste et inclusive.
- đ Jean SĂ©nac, poĂšte soleil â hommage Ă un icĂŽne de la culture algĂ©rienne engagĂ©e.
Pourquoi la dĂ©cision dâexclusion de Samir Larabi est-elle considĂ©rĂ©e comme illĂ©gale ?
Parce quâelle ne respecte pas les exigences rĂ©glementaires qui imposent une motivation claire et un droit au recours, la dĂ©cision prise sans justification acadĂ©mique et par une instance non compĂ©tente est donc illĂ©gale.
Quels sont les enjeux de la liberté académique mis en lumiÚre par cette affaire ?
Lâaffaire dĂ©montre les difficultĂ©s rencontrĂ©es par les chercheurs pour traiter des sujets sensibles, ainsi que les risques de pressions politiques pouvant entraver la recherche scientifique libre.
Comment la société civile a-t-elle réagi face à cette exclusion ?
Elle a largement soutenu Samir Larabi Ă travers des pĂ©titions, des appels publics dâintellectuels, et des interpellations aux autoritĂ©s, montrant une vigilance accrue pour la dĂ©fense des libertĂ©s universitaires.
Quelles réformes sont nécessaires pour éviter ce genre de situations ?
Il faut instaurer davantage de transparence, des instances de recours indépendantes, et garantir un dialogue constructif entre doctorants et administrations pour préserver les libertés académiques.
En quoi cette affaire dépasse-t-elle le cadre académique ?
Elle met en lumiĂšre les entremĂȘlements entre pouvoir politique, identitĂ©s culturelles et libertĂ© intellectuelle, rĂ©vĂ©lant une crise de gouvernance qui affecte lâensemble des institutions publiques en AlgĂ©rie.

