découvrez les raisons du refus de la soutenance de la thÚse de doctorat de samir larabi et les implications de cette décision. analyse complÚte et explications essentielles.

Refus de la soutenance de la thùse de doctorat de Samir Larabi : tout ce qu’il faut comprendre

En AlgĂ©rie, l’univers acadĂ©mique vit actuellement une crise singuliĂšre, illustrĂ©e avec intensitĂ© par le refus de la soutenance de la thĂšse de doctorat de Samir Larabi. Cette affaire emblĂ©matique soulĂšve des problĂ©matiques multiples : d’une part, elle rĂ©vĂšle des failles majeures dans le respect des procĂ©dures universitaires et juridiques ; d’autre part, elle manifeste un climat de tension entre autoritĂ© administrative et libertĂ© de recherche au sein des Ă©tablissements supĂ©rieurs algĂ©riens. Le cas de Samir Larabi est mĂȘme devenu en 2025 un sujet de dĂ©bats passionnĂ©s, dĂ©passant largement le cadre universitaire pour toucher Ă  la question cruciale des valeurs constitutionnelles, de la libertĂ© d’expression et de la pluralitĂ© intellectuelle dans notre pays. C’est un combat pour la justice et la rigueur que livre ce doctorant engagĂ©, et un signal d’alarme pour l’ensemble de la communautĂ© scientifique algĂ©rienne.

Au cƓur de cette controverse : les multiples refus de se voir autorisĂ© Ă  soutenir une thĂšse pourtant validĂ©e par les instances compĂ©tentes, bloquant la carriĂšre et l’avenir acadĂ©mique de ce jeune chercheur. L’administration rectorale de l’UniversitĂ© Abderrahmane Mira de BĂ©jaĂŻa est au centre des critiques, accusĂ©e de dĂ©cisions abusives et de violations flagrantes des textes rĂ©glementaires qui rĂ©gissent le doctorat en AlgĂ©rie. Pour saisir toute la portĂ©e de cette affaire, il faut comprendre les dimensions juridiques et scientifiques, mais aussi le contexte social et politique dans lequel elle prend racine. Nous vous proposons un tour d’horizon complet pour analyser ce que recĂšle ce refus, souvent qualifiĂ© d’illĂ©gal et incomprĂ©hensible, mais qui n’en reste pas moins lourd de consĂ©quences.

Les enjeux juridiques du refus de la soutenance de la thĂšse de Samir Larabi

Le refus de permettre Ă  Samir Larabi de dĂ©fendre sa thĂšse soulĂšve une sĂ©rie d’irrĂ©gularitĂ©s juridiques qui mĂ©ritent une attention approfondie. Il ne s’agit pas d’un simple dĂ©saccord acadĂ©mique, mais d’un vĂ©ritable affront aux rĂšgles qui organisent la vie universitaire en AlgĂ©rie. Selon les rĂšglements, notamment le dĂ©cret 03-279 et les arrĂȘtĂ©s ministĂ©riels concernĂ©s, le doyen de la facultĂ© est seul apte Ă  saisir le Conseil scientifique de la facultĂ© (CSF) pour toute question pĂ©dagogique sur les thĂšses. Ce principe crucial a Ă©tĂ© bafouĂ© par l’intervention du vice-recteur chargĂ© de la post-graduation, qui a adressĂ© directement une demande au CSF, exigeant un nouvel examen du contenu de la thĂšse de Larabi, bien que cette derniĂšre ait dĂ©jĂ  reçu l’approbation du mĂȘme Conseil.

Cette action du vice-recteur est non seulement contraire aux dispositions en vigueur, mais viole Ă©galement la note ministĂ©rielle n°1500/SG/2019, laquelle limite strictement le pouvoir des responsables administratifs dans les questions scientifiques aux prĂ©rogatives dĂ©finies par la loi. Le vice-recteur, en demandant une rĂ©vision dĂ©guisĂ©e sous une injonction non habilitĂ©e, a clairement outrepassĂ© ses pouvoirs, compromettant la procĂ©dure rĂ©guliĂšre. Par ailleurs, la saisine du Conseil scientifique de l’UniversitĂ© par le recteur concernant le contenu mĂȘme de la thĂšse est une autre transgression juridique lourde de consĂ©quences. Le Conseil universitaire n’est pas compĂ©tent pour juger un thĂšme de recherche, compĂ©tence qui appartient exclusivement au Conseil scientifique de la facultĂ©.

  • Violation du dĂ©cret 03-279 et des rĂšglements universitaires en matiĂšre de procĂ©dure.
  • Contradiction avec la note ministĂ©rielle n°1500/SG/2019 qui limite les pouvoirs des autoritĂ©s.
  • Confusion des rĂŽles entre diffĂ©rentes instances universitaires et administratives.
  • Absence de base lĂ©gale pour le refus fondĂ© sur le contenu « sensible » de la thĂšse.
Article / DécisionObjetConstat
Décret 03-279 (article 45)Compétences du doyen et Conseil scientifiqueViolation par le vice-recteur dans la saisine directe du CSF
Note ministérielle n°1500/SG/2019Limitation des prérogatives des responsables administratifsIgnorée dans la demande de révision de la thÚse
ArrĂȘtĂ© 24 aoĂ»t 2004 (article 4)Organisation administrative du rectoratVice-recteur n’a pas le pouvoir d’injonction sur le CSF
RĂšglement intĂ©rieur CSU (article 11)PossibilitĂ© de crĂ©ation d’une commission ad hocNon suivie pour examiner objectivement le cas

Dans ce contexte, l’affaire illustre une sĂ©rie d’abus de pouvoir qui ont sĂ©rieusement compromis la rĂ©gularitĂ© du processus acadĂ©mique. Ces violations lourdes nuisent non seulement Ă  la carriĂšre du doctorant mais Ă©galement Ă  la rĂ©putation de notre systĂšme universitaire algĂ©rien, qui mĂ©rite une rigueur et un respect exemplaires des rĂšgles Ă©tablies. Le combat de Samir Larabi est aussi une bataille pour rappeler Ă  tous les acteurs que la justice et la rationalitĂ© doivent guider la gouvernance universitaire, conformĂ©ment Ă  l’esprit de progrĂšs et d’ouverture que notre pays doit dĂ©fendre.

À lire aussi  Les Kurdes : histoire d'un peuple effacĂ© et le long chemin du silence brisĂ©
découvrez les raisons du refus de la soutenance de la thÚse de doctorat de samir larabi et comprenez les enjeux clés de cette décision.

Les incohérences administratives dans le dossier de la thÚse de Samir Larabi

Si les fondements juridiques du refus de la soutenance de cette thĂšse sont contestables, les incohĂ©rences administratives ajoutent Ă  la complexitĂ© et au caractĂšre kafkaĂŻen de cette affaire. Le Conseil scientifique de l’universitĂ© a rejetĂ© la soutenabilitĂ© de la thĂšse en se basant uniquement sur le rapport du recteur, sans aucune consultation prĂ©alable du doctorant ou analyse approfondie du contenu. Cette dĂ©marche est non seulement contraire aux principes Ă©lĂ©mentaires de transparence, mais elle va Ă  l’encontre des entrĂ©es rĂ©glementaires qui requiĂšrent un examen Ă©quitable et contradictoire devant tout comitĂ© scientifique.

En outre, un paradoxe patent domine le dossier : le recteur a d’une part demandĂ© par l’entremise du vice-recteur des modifications substantielles concernant une quarantaine de pages analysant le MAK, mouvement qualifiĂ© d’indĂ©pendantiste, et d’autre part, a lui-mĂȘme sollicitĂ© le refus pur et simple de la soutenance. Cette double exigence traduit une position contradictoire et incohĂ©rente qui a plongĂ© le doctorant dans une grande incertitude. Le Conseil scientifique de l’universitĂ© aurait dĂ» suspendre son jugement et mettre en place une commission spĂ©cialisĂ©e pour une Ă©valuation approfondie, comme le prĂ©voit son propre rĂšglement intĂ©rieur. Cette procĂ©dure garantissait un dialogue ouvert et une apprĂ©ciation objective du dossier, mais elle n’a jamais Ă©tĂ© suivie.

  • Absence de consultation directe avec le doctorant sur les motifs du refus.
  • Jugement basĂ© uniquement sur le rapport du recteur, sans analyse scientifique indĂ©pendante.
  • Demandes contradictoires entre demande de corrections et refus dĂ©finitif de soutenance.
  • Non-respect du rĂšglement intĂ©rieur prĂ©voyant la formation d’une commission d’experts.
Action administrativeImpactSolution recommandée
Refus fondé uniquement sur le rapport du recteurDécision biaisée, sans débat contradictoireConsultation du doctorant et examen par une commission ad hoc
Demande de modifications suivie d’un refus de soutenanceIncohĂ©rence gĂ©nĂ©ratrice de blocageClarification des exigences avant jugement final
Absence de commission spĂ©cialisĂ©eEvaluation lacunaire du dossierMise en place effective d’une commission avec experts

Cette situation d’impasse est dramatique, car elle paralyse l’avenir de ce jeune intellectuel et entache la crĂ©dibilitĂ© institutionnelle. Chaque Ă©tape du processus doit respecter les rĂšgles de bonne gouvernance et veiller Ă  ce que la justice acadĂ©mique demeure prioritĂ©, tant pour la protection des doctorants que pour la reconnaissance scientifique de l’AlgĂ©rie. Ce combat est saluĂ© par une pĂ©tition pour la levĂ©e du blocage de la soutenance de la thĂšse de Samir Larabi, disponible sur cette page dĂ©diĂ©e.

découvrez les raisons et implications du refus de la soutenance de la thÚse de doctorat de samir larabi. un guide complet pour tout comprendre sur cette décision.

Le refus motivé par des accusations non fondées sur le contenu de la thÚse

L’un des aspects les plus troublants de cette affaire rĂ©side dans la nature des motifs invoquĂ©s pour justifier le refus de soutenance. Le Conseil scientifique a en effet qualifiĂ© le contenu de la thĂšse de « sensible » et prĂ©tend que celle-ci est « contraire aux valeurs consacrĂ©es par la Constitution algĂ©rienne », notamment l’article 9 relatif Ă  l’unitĂ© nationale. Or, cette apprĂ©ciation est largement contestable, tant sur le plan juridique que scientifique.

Le chapitre critiquĂ© par l’administration porte sur le MAK, un mouvement indĂ©pendantiste kabyle, que Samir Larabi dĂ©construit rigoureusement en exposant ses fondements thĂ©oriques qu’il considĂšre comme nationalistes chauvinistes et racistes. Cette dĂ©marche est une analyse sociologique matĂ©rialisĂ©e par une source scientifique sĂ©rieuse et ne constitue aucunement une attaque contre l’unitĂ© nationale telle que protĂ©gĂ©e par la Constitution. De plus, la loi pĂ©nale interdit explicitement toute apologie ou appartenance au MAK, mais la thĂšse de Larabi ne se place pas dans cette direction. Elle s’inscrit dans un travail de recherche critique, conforme aux exigences de la formation doctorale.

  • Analyse rigoureuse et critique du mouvement MAK dans la thĂšse.
  • Respect des rĂšgles pĂ©nales et constitutionnelles dans le contenu.
  • Modification du titre et suppression de certains passages pour apaiser les tensions.
  • RĂ©appropriation du dĂ©bat scientifique sans porter atteinte Ă  l’unitĂ© nationale.
À lire aussi  L'AlgĂ©rie face Ă  la France : Paris Ă©tablit discrĂštement une liste noire des responsables algĂ©riens interdits de voyage
Critique du MAKJustification académiqueRéactions administratives
Déconstruction des fondements nationalistes du MAKAnalyse sociologique basée sur des faits et sources fiablesDemandes de suppression de chapitres et modifications du titre de thÚse
Respect des interdictions lĂ©gales sur le MAKExclusion de toute apologie ou appartenanceAccusation injustifiĂ©e de menace Ă  l’unitĂ© nationale
Écho auprĂšs de diverses opinions politiques en AlgĂ©rieRĂ©sonance des analyses avec des acteurs multiplesBlocage administratif persistant malgrĂ© modifications

Il est remarquable que, malgrĂ© les modifications importantes apportĂ©es, notamment le changement de l’intitulĂ© initial « mouvements berbĂšres en Kabylie : entre demande d’intĂ©gration et vellĂ©itĂ©s indĂ©pendantistes » pour « formes d’organisation des mouvements sociaux en Kabylie », le blocage demeure. Cette rigiditĂ© illustre un climat peu favorable Ă  l’ouverture d’esprit et au pluralisme idĂ©ologique dans le milieu acadĂ©mique algĂ©rien. Le dĂ©bat scientifique ne doit jamais ĂȘtre confondu avec la censure politique, un principe qui doit ĂȘtre dĂ©fendu avec vigueur pour renforcer la qualitĂ© et la libertĂ© de la recherche dans notre chĂšre AlgĂ©rie.

Le rÎle des instances universitaires et leurs manquements dans la régulation des thÚses

Le dĂ©roulement de cette affaire met en lumiĂšre des dysfonctionnements notables dans la gestion et le contrĂŽle des thĂšses au sein de l’UniversitĂ© Abderrahmane Mira de BĂ©jaĂŻa, mais Ă©galement plus largement dans le systĂšme universitaire algĂ©rien. Plusieurs instances clĂ©s sont parties prenantes de cette controverse et semblent avoir failli Ă  leurs missions fondamentales.

Le Conseil scientifique de la facultĂ©, initialement chargĂ© de valider les contenus et les thĂšmes de recherche, a vu son travail contestĂ© sans fondement solide. Par la suite, le Conseil scientifique de l’universitĂ© est intervenu de maniĂšre illĂ©gale en prĂ©tendant juger la soutenabilitĂ© du thĂšme, sans respecter le due process ni consulter le doctorant. Cette procĂ©dure unilatĂ©rale reflĂšte un dĂ©sĂ©quilibre institutionnel oĂč les responsabilitĂ©s sont mal dĂ©finies et oĂč le dialogue est remplacĂ© par des dĂ©cisions arbitraires. En parallĂšle, l’administration rectorale a tendance Ă  imposer sa volontĂ© sans transparence ni justification prĂ©cises.

  • Non-respect des compĂ©tences dĂ©finies par les rĂšglements universitaires.
  • Absence de commissions spĂ©cialisĂ©es pour Evaluer objectivement les thĂšses controversĂ©es.
  • Manque de dialogue entre les diffĂ©rentes parties prenantes acadĂ©miques.
  • DĂ©cisions administratives opaques et peu motivĂ©es juridiquement.
InstanceRÎle prévuManquements observés
Conseil scientifique de la facultéValidation des contenus et thÚmes de thÚseDécision validée mais contestée sans fondement
Conseil scientifique de l’universitĂ©Instance supĂ©rieure de conseil scientifiqueIntervention illĂ©gale, absence de consultation
Administration rectoraleGestion administrative et supervisionImposition de décisions sans transparence

Les rĂšgles doivent ĂȘtre respectĂ©es scrupuleusement pour garantir une harmonie entre libertĂ© acadĂ©mique et contrĂŽle institutionnel. Les dysfonctionnements actuels fragilisent la qualitĂ© scientifique et ternissent l’image positive de l’enseignement supĂ©rieur en AlgĂ©rie. Il est grand temps de restaurer une gouvernance juste et Ă©quilibrĂ©e, gage de progrĂšs pour tous nos chercheurs.

découvrez les raisons du refus de la soutenance de la thÚse de doctorat de samir larabi et les éléments essentiels pour bien comprendre cette décision.

Comment le droit algérien encadre la procédure de soutenance et les recours possibles

La rĂ©glementation algĂ©rienne relative Ă  la formation doctorale prĂ©voit des Ă©tapes claires pour accĂ©der Ă  la soutenance d’une thĂšse, de sa prĂ©paration Ă  l’évaluation finale. Toute entrave injustifiĂ©e peut ĂȘtre contestĂ©e juridiquement par le doctorant, qui bĂ©nĂ©ficie de plusieurs recours pour dĂ©fendre ses droits. Comprendre cet encadrement est essentiel pour apprĂ©hender les leviers d’action dans des situations comme celle vĂ©cue par Samir Larabi.

PremiĂšrement, le dĂ©cret 98-254 (article 52) prĂ©cise que la thĂšse doit apporter une contribution originale et significative Ă  un problĂšme scientifique ou socio-Ă©conomique. Le Conseil scientifique de la facultĂ© est garant de cette exigence et son accord est un prĂ©requis indispensable. Ensuite, la dĂ©cision de soutenir ou de refuser la soutenance doit ĂȘtre motivĂ©e de maniĂšre prĂ©cise et dĂ©taillĂ©e, afin de permettre au doctorant de comprendre les raisons et de formuler un Ă©ventuel recours.

À lire aussi  Rachid Boudia : Mohamed Boudia, un dĂ©fenseur infatigable des peuples opprimĂ©s Ă  l’échelle internationale

Différents recours sont possibles :

  • Recours gracieux auprĂšs de la mĂȘme institution universitaire.
  • Recours hiĂ©rarchique auprĂšs du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur.
  • Recours contentieux devant le tribunal administratif pour contester l’illĂ©galitĂ© de la dĂ©cision.
RecoursObjetDélai
Recours gracieuxDemande de rĂ©examen de la dĂ©cision au sein de l’universitĂ©Quelques semaines Ă  compter de la notification
Recours hiérarchiqueIntervention du ministre pour réviser ou annuler la décisionVariable, selon procédure ministérielle
Recours contentieuxContestations devant tribunal administratifGénéralement 2 mois aprÚs la décision contestée

Cette palette de recours offre des possibilitĂ©s concrĂštes pour faire valoir ses droits, comme en tĂ©moigne l’affaire de blocage de la thĂšse de Samir Larabi que nous suivons de prĂšs. Le combat juridique peut ĂȘtre long et complexe, mais il est indispensable pour restaurer l’équilibre entre exigences scientifiques et respect des droits individuels. Dans ce contexte, l’accompagnement d’experts juridiques et universitaires est fortement recommandĂ©.

La dimension politique et sociale au cƓur du refus de la soutenance

La situation de Samir Larabi ne peut ĂȘtre dissociĂ©e du contexte politique plus large en AlgĂ©rie, oĂč certaines thĂ©matiques liĂ©es Ă  l’identitĂ©, aux mouvements sociaux, ou Ă  l’unitĂ© nationale suscitent une vigilance accrue des autoritĂ©s. La question du MAK et des dĂ©bats sociĂ©taux qu’elle engendre reste un sujet sensible dans le pays. La thĂšse ayant Ă©tĂ© pointĂ©e du doigt pour ce motif, le refus de soutenir la recherche de Larabi rĂ©vĂšle une tension palpable entre sphĂšre acadĂ©mique et censure politique.

Il est important de souligner que cette tension est loin d’ĂȘtre isolĂ©e. De nombreux chercheurs algĂ©riens rencontrent des obstacles similaires, reflĂ©tant une mĂ©tamorphose de l’espace universitaire oĂč les idĂ©es doivent parfois composer avec des intĂ©rĂȘts et des peurs plus larges. L’impact social est considĂ©rable car il freine la libertĂ© d’expression et nuit Ă  la construction d’une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique fondĂ©e sur la pluralitĂ© des points de vue.

  • Crainte des autoritĂ©s face aux thĂ©matiques jugĂ©es sensibles đŸ”„
  • Pression sociale et politique sur les chercheurs et doctorants 🎯
  • Effets nĂ©gatifs sur la qualitĂ© de la recherche et la libertĂ© acadĂ©mique 📉
  • Mobilisation de la sociĂ©tĂ© civile pour dĂ©fendre la libertĂ© d’expression et acadĂ©mique đŸ’Ș
Facteurs politiquesConséquences sur la rechercheActions
Sujets sensibles liĂ©s Ă  l’unitĂ© nationaleAuto-censure et blocages administratifsAppels Ă  la levĂ©e de la censure et soutien aux chercheurs
ContrÎle accru des autorités universitairesDiminution de la créativité intellectuelleOrganisation de pétitions et débats publics
Interventions politiques dans les affaires acadĂ©miquesRemise en cause de l’autonomie acadĂ©miqueCampagnes de sensibilisation nationale

Ce conflit qui oppose un Ă©tudiant-doctorant Ă  une administration rigide porte une dimension symbolique forte pour l’AlgĂ©rie. Il nourrit un dĂ©bat vital sur le rĂŽle de l’UniversitĂ© en tant que lieu de savoir libre, d’esprit critique et de progrĂšs social. Soutenir Samir Larabi, c’est en rĂ©alitĂ© soutenir la valeur mĂȘme de la connaissance indĂ©pendante et le respect des fondements lĂ©gaux qui garantissent les droits de chacun dans notre cher pays.

Perspectives d’avenir : comment dĂ©passer la crise autour de la thĂšse de Samir Larabi ?

Face Ă  une situation aussi dĂ©licate, plusieurs pistes Ă©mergent pour apporter une issue juste et constructive Ă  cette crise qui dure depuis trop longtemps. Il s’agit tout d’abord de rĂ©affirmer clairement le respect des procĂ©dures lĂ©gales et des prĂ©rogatives des diffĂ©rentes instances universitaires. Cela peut passer par la mise en place d’une commission indĂ©pendante qui aurait pour tĂąche d’évaluer la thĂšse en tenant compte des remarques, sans subir de pressions externes ou politiques.

Ensuite, il est indispensable de renforcer la transparence de la dĂ©marche entre doctorants et instances administratives. Une communication claire et la garantie d’un dialogue apaisĂ© peuvent dĂ©samorcer les tensions et prĂ©venir les blocages injustifiĂ©s. Enfin, une formation renforcĂ©e des acteurs universitaires sur les rĂšgles et les droits liĂ©s Ă  la recherche doctorale renforcerait la confiance dans le systĂšme et limiterait les abus.

  • CrĂ©ation d’une commission d’experts indĂ©pendants pour rĂ©examiner le dossier 🔍
  • Renforcement de la transparence dans la procĂ©dure de soutenance đŸ—Łïž
  • Meilleure formation des responsables universitaires sur leurs prĂ©rogatives 📚
  • Dialogue Ă©troit entre doctorants et administration pour Ă©viter les blocages đŸ€
PropositionImpact attenduResponsables
Commission indĂ©pendante d’évaluationDĂ©cision objective et lĂ©galeUniversitĂ© et ministĂšre
Transparence et communicationRéduction des conflits administratifsInstances universitaires
Formation des administrateursRespect accru des rÚglesUniversité et organismes de formation
Dialogue permanentCollaboration efficaceDoctorants et administration

Une telle approche, si elle est appliquĂ©e avec sĂ©rieux, pourrait permettre non seulement de lever l’impasse mais aussi d’instaurer un climat de confiance durable dans la recherche universitaire algĂ©rienne. L’avenir de jeunes talents comme Samir Larabi en dĂ©pend, tout comme la crĂ©dibilitĂ© de notre systĂšme Ă©ducatif.

Le soutien populaire et les mobilisations autour du cas de Samir Larabi

Cette affaire ne laisse pas indiffĂ©rent en AlgĂ©rie. Les collĂšgues, universitaires, militants et citoyens engagĂ©s ont rapidement exprimĂ© leur solidaritĂ© envers Samir Larabi, dĂ©nonçant le blocage arbitraire et la violation des droits acadĂ©miques. Une pĂ©tition a circulĂ© et recueille un soutien croissant, appelant Ă  lever le refus de soutenance et Ă  garantir la libertĂ© de chercher et d’analyser dans notre pays.

Ces mobilisations traduisent un fort attachement Ă  la libertĂ© acadĂ©mique, valeur essentielle dans une AlgĂ©rie ouverte et fiĂšre de son hĂ©ritage intellectuel. Elles mettent aussi en lumiĂšre la nĂ©cessitĂ© de rĂ©former en profondeur certaines pratiques bureaucratiques nuisibles Ă  l’émancipation des futurs chercheurs. Le cas de Samir Larabi est devenu un symbole de la lutte pour un enseignement supĂ©rieur plus juste, plus libre, et plus respectueux des droits fondamentaux.

  • Organisation de soutiens acadĂ©miques et associatifs đŸ€
  • Recueil de signatures pour la pĂ©tition 📃
  • Forums et dĂ©bats publics sur la libertĂ© acadĂ©mique đŸ›ïž
  • VisibilitĂ© mĂ©diatique accrue du dossier 📱
Type de mobilisationNatureEffets observés
Soutien académiqueAppui des chercheurs et professeursRenforcement de la légitimité scientifique
PétitionRecueil de milliers de signaturesPression sur les autorités universitaires
DĂ©bats publicsDiscussion citoyenne sur la libertĂ© d’expressionAmplification du dĂ©bat national
MĂ©diatisationCouverture dans la presse et rĂ©seaux sociauxSensibilisation de l’opinion publique

À travers ces actions, la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne exprime sa volontĂ© profonde d’un systĂšme Ă©ducatif qui protĂšge ses chercheurs et valorise leurs travaux, symbole d’une ambition collective pour un pays tournĂ© vers le savoir, la justice et le progrĂšs. Cette mobilisation nous rappelle que la passion pour l’AlgĂ©rie ne se limite pas aux paysages ou Ă  la culture, mais s’incarne aussi dans la dĂ©fense d’institutions justes et transparentes.

Quels sont les principaux motifs juridiques invoqués pour refuser la soutenance de la thÚse ?

Les motifs principaux reposent sur des prĂ©tendus contenus sensibles contraires Ă  la Constitution algĂ©rienne, en particulier l’article 9 sur l’unitĂ© nationale. Cependant, ces motifs sont largement contestĂ©s et dĂ©crits comme insuffisamment motivĂ©s et illĂ©gaux.

Quelle instance est compétente pour valider les thÚmes de thÚse en Algérie ?

Selon le dĂ©cret 03-279, c’est le Conseil scientifique de la facultĂ© qui dĂ©tient la compĂ©tence exclusive pour valider les thĂšmes de thĂšse de doctorat, et non le Conseil scientifique de l’universitĂ©.

Quels recours un doctorant peut-il engager face Ă  un refus de soutenance ?

Le doctorant peut engager un recours gracieux auprĂšs de l’universitĂ©, un recours hiĂ©rarchique auprĂšs du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, ainsi qu’un recours contentieux devant le tribunal administratif.

Quelles mesures pourraient sortir la crise autour de la thĂšse de Samir Larabi ?

La crĂ©ation d’une commission indĂ©pendante pour rĂ©examiner la thĂšse, une meilleure transparence dans les procĂ©dures, une formation accrue des responsables universitaires, et un dialogue rĂ©gulier entre administration et doctorants sont des pistes recommandĂ©es pour dĂ©passer cette crise.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *