Venezuela : la résurgence de la doctrine Monroe et le recul des droits fondamentaux
Dans une nuit sombre du 3 janvier 2026, Caracas a Ă©tĂ© le théâtre d’une opĂ©ration militaire spectaculaire et controversĂ©e qui a marquĂ© un tournant dĂ©cisif dans la gĂ©opolitique latino-amĂ©ricaine. L’arrestation du prĂ©sident Nicolás Maduro et de son Ă©pouse par des forces spĂ©ciales amĂ©ricaines a ravivĂ© un spectre longtemps Ă©voquĂ© : celui de la doctrine Monroe. Cette doctrine, loin d’être un simple vestige du passĂ©, semble renaĂ®tre avec vigueur, redĂ©finissant les relations internationales et remettant en question les principes fondamentaux du droit international. 🌎⚖️
L’écho de cette intervention ne se limite pas au Venezuela ou à l’Amérique latine ; il résonne dans le monde entier comme un signal d’alarme pour tous les États dits « petits » ou vulnérables. Cette situation met en lumière les tensions dramatiques entre la protection des droits fondamentaux et les stratégies d’influence des puissances globales, en particulier les États-Unis qui revendiquent une légitimité unilatérale pour agir selon leurs intérêts.
Ce phénomène invite à un examen approfondi des implications de la doctrine Monroe dans le contexte contemporain, de la fragilité du droit face à la force armée, et de l’impact sur la souveraineté nationale et les droits humains. En explorant ces dimensions, on entrevoit aussi une réflexion nécessaire sur la configuration future du système international et les combats à mener pour que le droit ne reste pas un vain mot.
Un réveil brutal de la doctrine Monroe au Venezuela : contexte et déroulement de l’opération « Absolute Resolve »
Le 3 janvier 2026 à l’aube, Caracas a été investie par une force d’opérations spéciales américaines, dans une opération d’une ampleur et d’une audace rarement vues depuis plusieurs décennies. Baptisée « Absolute Resolve » (Résolution absolue), cette mission incarne une décision ferme et controversée, reflétant une posture sans concession envers le régime de Nicolás Maduro.
Les forces américaines ont réussi en quelques heures à capturer Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores à la base militaire de Fuerte Tiuna, avant de les transférer vers New York où ils sont désormais attendus pour un procès pour « narco-terrorisme ». Cette action directe et unilatérale se situe en dehors de tout cadre légal international reconnu, sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU ni approbation du Congrès américain.
Cette opération marque une rupture flagrante avec les principes établis destinés à préserver la souveraineté des nations depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle questionne l’évolution de la puissance américaine et la manière dont celle-ci exerce son hégémonie dans l’hémisphère occidental.
- 📌 Mise en œuvre rapide et ciblée avec plus de 200 soldats américains et 150 appareils déployés.
- 📌 Capture habile et sans effusion de sang signalée du président vénézuélien et de son épouse.
- 📌 Absence totale de consultation internationale préalable.
- 📌 Justification basée sur la lutte contre le « narco-terrorisme » et la prétendue illégitimité de Maduro.
| Élément clé | Détails spécifiques 📊 |
|---|---|
| Date et heure | 3 janvier 2026, 2h du matin |
| Nom de l’opération | Absolute Resolve (Résolution absolue) |
| Forces déployées | Plus de 200 soldats et 150 appareils |
| Objectif principal | Capture de Nicolás Maduro et Cilia Flores |
| Motifs avancés | Lutte contre le narco-terrorisme et illégitimité du pouvoir |
Les racines historiques de la doctrine Monroe et son interprétation depuis le XIXe siècle
La doctrine Monroe, formulée en 1823 par le président James Monroe, a longtemps servi de pierre angulaire à la politique américaine dans l’hémisphère occidental. Elle affirme, en apparence, une opposition à la colonisation européenne en Amérique, mais elle recèle surtout une revendication d’hégémonie régionale sans partage.
À travers les décennies, cette doctrine a été interprétée de manière expansive, justifiant des interventions multiples dans les affaires internes des États d’Amérique latine, au nom de la protection des intérêts américains. Le corollaire Roosevelt de 1904 a encore renforcé cette idée, octroyant aux États-Unis un contrôle quasi exclusif sur le continent, y compris le droit d’intervenir en cas de « méfaits » ou d’« impuissance ».
- ⚠️Doctrine Monroe formulée en 1823 : opposition officielle à la colonisation européenne.
- ⚠️Corollaire Roosevelt (1904) : droit d’intervention unilatérale américaine en Amérique latine.
- ⚠️Interventions majeures au XXe siècle : Guatemala (1954), Cuba (1961), Chili (1973).
- ⚠️Instrumentalisation pour protéger les intérêts politiques et économiques américains dans la région.
| Année | Événement | Impact géopolitique |
|---|---|---|
| 1823 | Doctrine Monroe annoncée | Opposition à la colonisation européenne, début de l’hégémonie américaine |
| 1904 | Corollaire Roosevelt | Droit d’intervention légitimé en Amérique latine |
| 1954 | Renversement du président Arbenz au Guatemala | Intervention directe contre un gouvernement nationaliste |
| 1961 | Baie des Cochons, Cuba | Échec d’une tentative d’invasion soutenue par les États-Unis |
Le précédent de l’invasion américaine au Panama en 1989 : Just Cause et ses leçons
L’opĂ©ration « Just Cause », lancĂ©e par les États-Unis en dĂ©cembre 1989 au Panama, offre un prĂ©cĂ©dent rĂ©cent et significatif aux Ă©vĂ©nements vĂ©nĂ©zuĂ©liens. Cette invasion avait pour but officiel de protĂ©ger les citoyens amĂ©ricains et de combattre le trafic de drogue. Cependant, l’arrestation et la capture de Manuel Noriega ont surtout soulignĂ© un acte d’ingĂ©rence directe dans la souverainetĂ© d’un État souverain.
Les conséquences de cette opération furent lourdes : entre 500 et 4 000 morts selon les sources – principalement des civils panaméens – et une condamnation unanime de la communauté internationale, notamment par l’Assemblée générale de l’ONU. Malgré cela, la puissance américaine n’a jamais été remise en cause sur le terrain, installant un précédent de double standard dans l’application du droit international.
- ⚔️Invasion massive : 27 000 soldats déployés au Panama en quelques jours.
- ⚔️Capture et extradition de Noriega, ancien allié devenu gênant.
- ⚔️Mépris du droit international malgré la condamnation onusienne.
- ⚔️Précédent repris explicitement par l’administration américaine en 2026.
| Aspect | Description 🔍 |
|---|---|
| Forces engagées | 27 000 soldats américains |
| Bilan humain | 500 à 4 000 morts, majorité civils |
| Résolution ONU | Condamnation à 75 voix contre 20 |
| Mandat officiel | Lutte contre le trafic de drogue et protection des citoyens US |
Les violations du droit international et l’ébranlement des principes fondamentaux en 2026
L’intervention américaine au Venezuela représente une atteinte grave aux fondements du droit international établis après 1945 et consacrés par la Charte des Nations unies. Trois piliers majeurs ont été remis en cause :
- 🛑 La souveraineté des États qui interdit toute intervention dans les affaires intérieures d’un pays sans consentement.
- 🛑 L’interdiction du recours à la force sauf en cas de légitime défense ou d’aval du Conseil de sécurité.
- 🛑 L’immunité des chefs d’État garantissant leur protection contre les poursuites étrangères durant leur mandat.
Les États-Unis justifient l’opération en qualifiant Nicolás Maduro d’illégitime, arguant que l’élection de 2024 n’a pas été reconnue internationalement. Cette interprétation est cependant réfutée par de nombreux juristes et gouvernements qui soulignent que Maduro exerce légalement les fonctions présidentielles reconnaissables au niveau international, et que la stratégie américaine ouvre la porte à des abus dangereux.
| Principe du droit international | Violation dans le cas du Venezuela 2026 |
|---|---|
| Souveraineté nationale | Intervention militaire sans mandat ni consentement |
| Interdiction du recours à la force | Opération militaire non justifiée par la légitime défense ou ONU |
| Immunité des chefs d’État | Capture et arrestation de Maduro en exercice |
Les réactions internationales : divisions au sein de l’Occident et condamnations mondiales
La prise de position des acteurs internationaux après l’opération a révélé un profond clivage, notamment au sein des pays occidentaux. Tandis que des puissances comme la Russie, la Chine et plusieurs pays latino-américains ont dénoncé fermement cette intervention comme une atteinte à la souveraineté, certains pays européens se sont montrés plus réservés.
Emmanuel Macron, président français, a d’abord exprimé une certaine satisfaction, évoquant un « départ de la dictature », avant qu’un ton plus prudent ne prenne le dessus, reconnaissant une violation du principe de non-recours à la force. Ce flottement illustre la difficulté pour l’Europe d’adopter une position ferme face à une puissance alliée tout en défendant le droit international.
- 🌍 Condamnations nettes de la Russie, Chine, Mexique, Colombie et Brésil.
- 🌍 Réactions européennes ambivalentes et différenciées.
- 🌍 Appels répétés au respect du droit international par les institutions de l’ONU.
- 🌍 Débats sur la légitimité et le rôle des États-Unis dans la gouvernance mondiale.
| Pays / Organisation | Position |
|---|---|
| Russie | Condamnation ferme |
| Chine | Condamnation ferme |
| Europe (exemple France) | Position ambivalente, oscillant entre satisfaction modérée et rappel juridique |
| Mexique, Colombie, Brésil | Dénonciation d’une atteinte à la souveraineté |
L’impact sur les États faibles et le risque d’un nouvel ordre mondial fondĂ© sur la force
Les petits États du monde, souvent les plus vulnérables face aux ambitions des grandes puissances, sont les premiers à ressentir les effets concrets de ce renouveau de la doctrine Monroe. Cette opération américaine au Venezuela sert d’avertissement brutal sur la hiérarchie implicite entre ceux qui font les règles et ceux qui doivent les subir.
Cette dynamique fragile remet en cause la protection que le droit international semblait pourtant offrir aux nations indépendantes. L’exemple du Venezuela rappelle que la souveraineté est souvent conditionnelle lorsque les intérêts économiques et stratégiques des États hégémoniques sont en jeu.
- ⚠️ Fragilisation du cadre juridique international pour les petits États.
- ⚠️ Risque d’imbrication croissante entre intérêts géopolitiques et actions militaires unilatérales.
- ⚠️ Exploitation des richesses locales favorisant la domination étrangère (exemples pétroliers).
- ⚠️ Dérive autoritaire masquée par des opérations dites « démocratiques » ou « antiterroristes ».
| Conséquence | Description |
|---|---|
| Perte de confiance | Les petits États doutent du droit international. |
| Multiplication des interventions | Hausse des actions militaires unilatérales |
| Instabilité accrue | Déstabilisation politique dans les États ciblés |
| Inégalités renforcées | Impunité pour les grandes puissances |
À quel avenir pour le droit international face à la montée des actions unilatérales ?
Alors que le droit international a traversé de nombreuses crises, la situation actuelle impose un test majeur. L’opération au Venezuela met en lumière la difficulté de faire respecter les règles co-construites par la communauté mondiale quand celles-ci entrent en conflit avec la volonté de puissance de certains États.
Le droit ne peut survivre que si les violations sont dénoncées avec force, si les institutions internationales gardent leur légitimité et si les citoyens du monde exigent la cohérence entre engagements proclamés et actions menées. Le combat pour un monde où la force ne fait pas la loi est urgent et nécessaire.
- 🎯 Renforcement des institutions internationales et des mécanismes de sanction.
- 🎯 Mobilisation citoyenne pour plus de transparence et responsabilité politique.
- 🎯 Dialogue renforcé entre les États pour éviter une escalade militaire.
- 🎯 Protection accrue des droits fondamentaux dans le cadre des relations internationales.
| Objectif | Moyens proposés |
|---|---|
| Renforcement du multilatéralisme | Actions coordonnées par ONU, Conseil de sécurité, tribunaux internationaux |
| Participation citoyenne | Campagnes de sensibilisation, pressions sur les gouvernements |
| Dialogue international | Négociations diplomatiques régulières |
| Protection des droits humains | Création et soutien d’organisations indépendantes |
Les perspectives pour le Venezuela et l’Amérique latine entre hégémonie et résistances populaires
En dépit des défis colossaux, le peuple vénézuélien continue de faire preuve d’une résilience remarquable face aux interventions extérieures et à la perte de souveraineté. Cette situation soulève aussi des mouvements de résistance qui transcendent le contexte national, se répercutant dans toute l’Amérique latine et au-delà .
Face au retour de la doctrine Monroe, des initiatives de solidarité régionale et internationale émergent, cherchant à promouvoir un ordre mondial plus juste, fondé sur la coopération et le respect mutuel des nations. La reconquête de la souveraineté et des droits fondamentaux est désormais au cœur des aspirations populaires, portées par une jeunesse engagée et des mouvements sociaux vigoureux.
- 🌱 Mobilisation citoyenne renforcée contre l’ingérence étrangère.
- 🌱 Projets d’intégration régionale pour une autonomie politique et économique.
- 🌱 Revendication d’une gouvernance démocratique véritable et transparente.
- 🌱 Soutien international aux mouvements de défense des droits humains.
| Mouvement | Objectif | Impact potentiel |
|---|---|---|
| Mouvements populaires vénézuéliens | Résistance à la domination étrangère | Renforcement de l’unité et de la souveraineté nationale |
| Groupes latino-américains d’intégration | Autonomie économique et politique régionale | Réduction de l’influence externe |
| Organisations internationales de défense des droits | Protection des droits humains | Pression internationale contre les violations |
Qu’est-ce que la doctrine Monroe ?
C’est une politique américaine formulée en 1823 qui affirme que toute intervention européenne en Amérique est inadmissible, mais qui a souvent servi à justifier l’hégémonie américaine dans la région.
Pourquoi l’intervention américaine au Venezuela est-elle contestée ?
Parce qu’elle viole la souveraineté du Venezuela, le droit international, et n’a pas été autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Quels risques cette opération fait-elle courir au droit international ?
Elle risque de faire du droit un argument secondaire face à la force, ouvrant la porte à des abus par d’autres grandes puissances.
Comment les petits États peuvent-ils se protéger ?
En renforçant le multilatéralisme, en s’unissant régionalement, et en mobilisant la communauté internationale pour défendre la souveraineté et le droit.
Quels sont les enjeux pour l’Amérique latine aujourd’hui ?
Lutter contre les ingérences extérieures, reconstruire des institutions démocratiques solides, et promouvoir la coopération régionale face aux pressions hégémoniques.






