Road trip en Algérie en voiture : comment faire moins de 50 euros/jour
Entre littoral méditerranéen, hauts plateaux et immensités sahariennes, l’Algérie se prête à merveille au road trip en voiture. Pourtant, beaucoup imaginent ce type de voyage comme réservé aux budgets confortables. Avec une bonne préparation, une vision réaliste des coûts et quelques astuces locales, il devient tout à fait possible de voyager en dessous de 50 euros par jour, tout en restant dans des conditions agréables et sûres. L’enjeu n’est pas de se priver de tout, mais d’arbitrer intelligemment : mieux vaut une nuit simple mais bien placée qu’un hôtel standardisé hors de prix, ou un itinéraire cohérent plutôt qu’un programme trop ambitieux qui explose le budget carburant. En Algérie, le coût de la vie reste relativement accessible, mais les écarts sont importants entre grandes villes, zones touristiques et régions plus rurales. Comprendre ces différences aide à construire un voyage fluide, équilibré et financièrement maîtrisé.
Un couple fictif, Lina et Samir, peut servir de fil rouge. Eux rêvent de partir deux semaines sur les routes algériennes, de la baie d’Alger aux ruelles d’Oran, des ruines romaines de Djemila aux portes du Sahara, avec un plafond fixé à 50 euros par jour et par personne, location de voiture comprise. Ce pari impose de réfléchir à chaque poste de dépense : type de véhicule, carburant, hébergements, repas, visites, mais aussi frais plus discrets comme les péages, parkings ou cartes SIM locales. L’Algérie regorge de ressources pour celles et ceux qui savent s’organiser : locations longue durée avantageuses, repas copieux dans les gargotes de quartier, hébergements chez l’habitant, itinéraires optimisés pour éviter des kilomètres superflus. Ce récit s’attarde justement sur ces leviers concrets, pour transformer une envie de voyage en un projet réaliste, responsable et abordable.
Bien choisir sa voiture de location pour un road trip en Algérie à moins de 50 euros/jour
Le premier poste de dépense majeur d’un road trip en Algérie en voiture reste la location du véhicule. C’est aussi celui qui peut faire le plus varier le budget quotidien. Louer sans stratégie, à la dernière minute et sans comparer, revient souvent à consommer une bonne partie des 50 euros journaliers dès le départ. À l’inverse, un choix réfléchi de modèle, de dates et de durée de location permet de lisser les coûts et de conserver une marge pour les imprévus.
Les données récentes sur la location en Algérie montrent que le type de véhicule le plus fréquent est la catégorie moyenne. Ce format offre un bon compromis : suffisamment spacieux pour 2 à 4 personnes avec bagages, mais encore raisonnable en consommation de carburant et en tarif de base. Pour respecter un budget serré, les citadines compactes restent souvent les plus intéressantes, sauf si l’itinéraire prévoit de longues pistes dégradées ou des zones reculées. Lina et Samir, par exemple, n’ont pas prévu d’excursions en tout-terrain profond : une voiture de taille moyenne, avec coffre fermé, leur permet de circuler confortablement et de limiter les frais.
Les plateformes de comparaison et les grandes enseignes ne se valent pas toutes. Une entreprise très répandue, souvent citée sous le nom générique de Location de Voitures dans les agrégateurs, concentre une partie importante du marché. Pourtant, la meilleure offre ne vient pas toujours de l’acteur le plus connu. L’intérêt de passer par un comparateur sérieux est de mettre en concurrence des centaines de prestataires, de vérifier les conditions de kilométrage et de carburant, et de repérer les frais cachés. Un tarif à première vue imbattable peut s’alourdir de suppléments obligatoires, d’assurances imposées ou de limitations de kilométrage qui ruinent un itinéraire au long cours.
Le moment de la réservation influence aussi fortement le budget. En Algérie, les meilleures opportunités apparaissent en général en réservant environ une semaine à l’avance. Des offres aux alentours de 53 euros par jour ou 246 euros par semaine ont été relevées récemment pour des périodes hors très haute saison. En jouant sur les dates, Lina et Samir ont déplacé leur départ d’un week-end à un mardi, ce qui leur a fait gagner plusieurs dizaines d’euros sur l’ensemble de la location. Réserver ni trop tôt, ni en dernière minute, offre un bon équilibre entre tarifs compétitifs et choix disponible.
La flexibilité sur le lieu de prise en charge est un autre levier souvent sous-estimé. En Algérie, la ville d’Alger concentre aussi bien les agences les plus connues que des enseignes locales, avec un large éventail de prix. C’est à Alger que l’on trouve simultanément le point de retrait le plus utilisé et certaines offres parmi les moins chères. Pour un voyageur qui prévoit de commencer par la capitale, récupérer la voiture directement en ville ou à l’aéroport permet de profiter de cette concurrence. À l’inverse, un retrait dans une petite ville où l’offre est limitée peut entraîner des tarifs bien plus élevés.
La durée de location influence fortement le prix moyen quotidien. Les loueurs appliquent souvent des tarifs dégressifs au-delà de quelques jours, et surtout pour les locations mensuelles. Louer un véhicule pour un mois complet peut revenir moins cher au jour que de réserver deux périodes de 10 jours. Les frais de dossier sont alors mutualisés, et la négociation devient plus simple. Dans leur cas, Lina et Samir ont choisi une location de 30 jours, même si leur road trip ne dure que trois semaines, car la différence de tarif au jour rendait cette option plus intéressante que trois blocs de location séparés.
Le choix de la politique de carburant joue aussi sur les coûts. Les formules « plein à plein » ou avec kilométrage illimité sont particulièrement adaptées à un road trip : le voyageur fait le plein au départ, rend la voiture avec le réservoir rempli, et ne subit ni pénalités ni forfaits carburant disproportionnés. En Algérie, où l’essence reste moins chers que dans de nombreux pays européens, la maîtrise de la consommation dépend surtout du type de voiture, de la manière de conduire et de la quantité de kilomètres parcourus par jour.
La question des motorisations se pose de plus en plus, avec l’arrivée progressive de véhicules électriques et hybrides dans certaines agences. Pour l’instant, la densité des bornes de recharge reste inégale selon les régions. Un modèle totalement électrique convient davantage à un séjour urbain ou à un itinéraire très balisé, qu’à une grande boucle incluant des zones éloignées. Les hybrides, en revanche, offrent un compromis intéressant, à condition de vérifier la compatibilité avec le réseau existant et de ne pas compter uniquement sur l’électricité.
En combinant un modèle moyen sobre, une réservation une semaine en amont, une prise en charge dans une grande ville comme Alger et une durée suffisamment longue, il devient possible de contenir le poste « voiture » à une part raisonnable du budget quotidien. Cette étape conditionne tout le reste : une fois la base des transports sécurisée, il est bien plus simple de travailler finement sur l’itinéraire et les dépenses annexes.
Construire un itinéraire malin pour réduire le budget de son road trip auto en Algérie
L’itinéraire d’un road trip en Algérie peut tout changer au niveau du budget. Un trajet décousu, ponctué d’allers-retours inutiles, de longues distances quotidiennes et de haltes improvisées dans des villes chères, se traduit rapidement par une explosion du coût du carburant et des nuits. À l’inverse, un parcours cohérent, fluide, alternant étapes courtes et trajets un peu plus longs, permet de mieux contrôler les dépenses et de profiter pleinement de chaque région.
De nombreux voyageurs choisissent une première immersion concentrée sur une seule grande zone : littoral nord, hauts plateaux ou Sahara. Pour découvrir plusieurs visages du pays avec un budget maîtrisé, une solution efficace consiste à combiner un tronçon côtier avec quelques journées dans l’intérieur des terres, sans forcément descendre jusqu’aux confins désertiques les plus reculés. Des ressources spécialisées en itinéraires algériens, comme ce road trip Algérie sur une semaine, montrent comment articuler les étapes pour limiter les kilomètres tout en variant les paysages et les ambiances.
Pour Lina et Samir, le parcours idéal débute à Alger avec quelques jours consacrés à la capitale et à sa baie. Ils poursuivent ensuite vers l’ouest jusqu’à Tipaza, puis Oran, en suivant la côte. Chaque tronçon est pensé pour rester raisonnable en distance, afin de ne pas engloutir la moitié du budget journalier dans le carburant. Des haltes dans des petites villes côtières permettent de loger à des tarifs plus doux qu’au cœur des grandes agglomérations touristiques, tout en bénéficiant d’une atmosphère authentique.
Un autre axe visé concerne les hauts plateaux et les sites historiques. La région de Sétif et de Djemila, par exemple, offre un mélange remarquable de paysages verdoyants et de vestiges romains classés. Plutôt que d’organiser une visite éclaire depuis Alger avec de nombreux kilomètres, certains voyageurs préfèrent planifier une étape sur place et suivre des conseils locaux comme ceux partagés dans des contenus dédiés à une excursion à Sétif et Djemila. Cette manière de voyager ralentit le rythme et diminue à la fois le coût de l’essence et la fatigue.
Pour optimiser un itinéraire tout en gardant une dimension de liberté, une méthode utile consiste à prévoir des « arcs » de route plutôt que des allers-retours. Par exemple, rejoindre Alger à Oran en longeant la côte, puis revenir vers l’est en passant plus au sud par les hauts plateaux, avant de remonter vers la capitale. Cette configuration évite de repasser deux fois par la même route et permet de varier les types d’hébergements. Chaque arc peut être planifié avec un nombre de kilomètres moyen par jour, afin de garder en tête l’objectif de dépenses.
Un élément souvent négligé concerne le choix des jours de déplacement. Les week-ends et jours fériés voient parfois les routes plus chargées, ce qui rallonge les temps de trajet et augmente la consommation. Prévoir les étapes les plus longues en semaine, et garder les visites urbaines ou pédestres pour les jours plus denses en circulation, permet de garder une conduite plus fluide et économique. De même, éviter de rouler systématiquement de nuit réduit le risque d’imprévus susceptibles d’engendrer des frais inattendus.
Les itinéraires intègrent aussi le facteur climatique. L’Algérie connaît des écarts importants selon la saison et la région. Voyager en plein été sur certaines portions sahariennes implique de recourir davantage à la climatisation, ce qui augmente légèrement la consommation de carburant. Choisir des périodes de mi-saison, au printemps ou à l’automne, permet non seulement d’éviter les pics de chaleur ou de froid, mais aussi de profiter de tarifs plus doux sur les hébergements hors vacances scolaires et grandes fêtes.
Pour garder une vision claire du budget, beaucoup de voyageurs construisent un planning où chaque journée est associée à un kilométrage approximatif, un type de route (autoroute, nationale, piste) et un nombre d’heures au volant. Ce tableau de base aide ensuite à répartir les pauses, les visites principales et les nuits. Au fil des jours, Lina et Samir ajustent leur parcours selon les rencontres et les conseils reçus sur place, mais leur fil conducteur reste ce cadre financier qui leur permet d’éviter les dépassements soudains.
Un itinéraire malin n’est pas seulement une suite de points sur une carte. C’est une façon de voyager qui accepte de renoncer à l’exhaustivité géographique pour gagner en intensité et en sérénité. En Algérie, où les distances peuvent être importantes, cette approche évite non seulement la fatigue mais aussi une dérive budgétaire qui viendrait altérer l’expérience globale.
Cette vidéo illustre d’ailleurs comment d’autres voyageurs structurent leurs itinéraires, avec une attention particulière portée à la distance quotidienne et aux coûts associés.
Maîtriser les postes de dépense : budget type pour un road trip en Algérie à 50 €/jour
Pour qu’un road trip en Algérie en voiture à moins de 50 euros par jour reste crédible, il est utile de visualiser un budget type. Ce découpage aide à comprendre où se concentrent les efforts, et où quelques euros bien investis peuvent transformer l’expérience. Certains postes, comme les visites ou les petits extras, sont modulables, tandis que la location de voiture, le carburant et l’hébergement représentent une base incompressible ou presque.
Une estimation moyenne pour deux personnes, sur la base de prix récents, pourrait ressembler à ceci :
| Poste de dépense | Montant moyen par jour (pour 2) | Marges d’économie possibles |
|---|---|---|
| Location de voiture (catégorie moyenne) | 20–25 € | Location longue durée, réservation 1 semaine avant, modèle compact |
| Carburant | 8–10 € | Itinéraire optimisé, conduite souple, limitation des longs détours |
| Hébergement | 20–30 € | Maisons d’hôtes, pensions familiales, négociation sur place |
| Repas | 12–18 € | Street food, petits restaurants locaux, courses au marché |
| Visites & activités | 4–8 € | Sites gratuits, musées municipaux, négociation sur les excursions |
Ce tableau montre qu’un couple peut rester autour de 80 à 90 euros par jour, soit environ 40 à 45 euros par personne, en gardant un certain confort. En solo, la part consacrée à la voiture pèse mécaniquement plus lourd, mais d’autres économies deviennent possibles, notamment en partageant des trajets avec des voyageurs rencontrés sur place ou en rejoignant de petites excursions organisées pour certaines journées.
Sur le plan alimentaire, l’Algérie offre de nombreuses opportunités pour manger bien sans se ruiner. Les plats traditionnels comme le couscous, les chorbas, les tajines ou les grillades sont généreux et peuvent souvent être partagés. Les gargotes fréquentées par les travailleurs locaux proposent des menus simples et copieux à des prix généralement très abordables. En alternant entre ces adresses et quelques repas composés au marché ou dans les petites épiceries, il devient simple de tenir un budget de 6 à 9 euros par personne et par jour, sans sacrifier la découverte culinaire.
Côté hébergements, le choix est large : hôtels classiques, maisons d’hôtes, locations de courte durée, hébergement chez l’habitant. Les grandes villes et les zones très touristiques affichent les tarifs les plus élevés, mais une foultitude d’options existent dans les quartiers un peu excentrés ou les localités plus petites. Certaines agences spécialisées dans les voyages haut de gamme en Algérie s’appuient aussi sur des maisons d’hôtes offrant un excellent rapport qualité-prix, ce qui montre que ce type d’hébergement peut convenir à tous les niveaux de budget.
Pour mieux visualiser les marges d’action quotidiennes, beaucoup de voyageurs adoptent une petite routine budgétaire. Chaque soir, Lina et Samir notent leurs dépenses du jour et les comparent à l’enveloppe prévue. Si une journée a été plus coûteuse à cause d’une activité particulière, ils compensent le lendemain par un repas plus simple ou une nuit dans un hébergement légèrement moins cher. Cette souplesse empêche les dépenses de dériver progressivement sans qu’ils s’en rendent compte.
Voici une liste de leviers simples pour réduire la facture sans nuire au plaisir :
- Limiter les retraits fréquents pour éviter les frais bancaires répétés et privilégier des montants un peu plus élevés à chaque opération.
- Éviter les achats impulsifs de souvenirs lourds ou encombrants qui augmentent parfois les coûts de transport au retour.
- Privilégier les cartes SIM locales avec données incluses, plutôt que le roaming international, afin de garder un bon accès aux cartes et applications sans exploser le budget télécom.
- Planifier quelques journées “lent rythme” avec peu de kilomètres, idéalement dans des villes où l’offre de restauration et d’hébergement est abordable.
- Profiter des activités gratuites comme les balades dans les quartiers anciens, les marchés, les points de vue naturels et les plages publiques.
Le cœur du sujet n’est pas de tout compter au centime près, mais de donner une structure au voyage. Une fois les grands postes cadrés, chaque petite économie devient une opportunité de financer un moment fort : une visite guidée particulière, un cours de cuisine locale, ou une nuit dans un hébergement plus confortable pour marquer une étape importante du road trip.
Des ressources vidéo consacrées au coût de la vie en Algérie permettent aussi de confronter ces estimations à des expériences récentes de voyageurs.
Stratégies d’hébergement et de restauration pour voyager en Algérie sans dépasser 50 €/jour
Le duo hébergement + repas constitue souvent la seconde grande ligne budgétaire après la voiture. En Algérie, ces domaines offrent une large palette d’options, des hôtels internationaux aux pensions plus confidentielles, en passant par les appartements meublés. L’essentiel, pour respecter un plafond de 50 euros par jour, consiste à savoir quand privilégier la simplicité, et quand accepter de dépenser un peu plus pour la sécurité ou le confort.
Les maisons d’hôtes et pensions familiales se révèlent particulièrement adaptées à un road trip économique. Elles se situent souvent en périphérie des grandes villes ou dans les centres des villes moyennes, avec des prix plus doux que les hôtels d’affaires ou les établissements très touristiques. Leur valeur ajoutée ne se limite pas au tarif : elles offrent un contact direct avec des habitants, une meilleure compréhension des réalités locales, et parfois des conseils précieux sur les routes, les marchés ou les lieux à visiter.
Dans certaines régions, notamment sur les hauts plateaux ou dans les villes moins fréquentées par le tourisme international, la réservation peut se faire directement sur place. Dans d’autres, comme Alger, Oran ou certaines zones littorales très courues pendant l’été, une réservation en amont reste recommandée pour éviter de devoir accepter des prix élevés en dernière minute. Une routine efficace consiste à réserver les hébergements dans les grandes villes à l’avance, puis à garder davantage de flexibilité dans les étapes intermédiaires.
Pour les repas, la meilleure option économique consiste souvent à adopter le rythme des habitants. Les cafés de quartier servent des petits déjeuners simples – pain, viennoiseries, thé ou café – pour quelques euros. À midi, les cantines et restaurants fréquentés par les travailleurs proposent des plats du jour copieux à des tarifs avantageux. En soirée, les familles ont l’habitude de sortir dans des établissements où les portions sont généreuses, ce qui permet parfois à deux personnes de partager plusieurs assiettes plutôt que de commander un plat complet chacune.
Lina et Samir, par exemple, privilégient une organisation qui pourrait convenir à beaucoup de voyageurs : petit déjeuner local ou simple en chambre, déjeuner dans un restaurant populaire, dîner léger composé de produits achetés au marché ou dans les petites épiceries. Cette approche permet de réduire le budget restauration tout en explorant la gastronomie algérienne autrement que par les menus des grandes enseignes.
Les marchés jouent un rôle central dans la vie quotidienne, et deviennent des alliés pour ceux qui voyagent avec une voiture. Fruits, légumes, olives, fromage, pain et pâtisseries locales peuvent facilement composer un repas sur une aire de pique-nique ou dans un hébergement qui accepte que l’on consomme sa propre nourriture. Les produits de saison sont généralement très abordables, ce qui permet d’allier qualité, fraîcheur et économie.
Les boissons constituent un poste parfois sous-estimé. L’eau en bouteille, le thé, les jus de fruits et le café peuvent représenter une somme significative sur plusieurs semaines si l’on consomme systématiquement en terrasse. En alternant entre consommation sur place et achats en supermarché pour constituer une petite réserve dans la voiture, le budget reste contenu. Dans les régions où les températures sont élevées, prévoir régulièrement des stocks d’eau à prix raisonnable évite également de devoir acheter en urgence dans des lieux plus chers.
Enfin, il ne faut pas négliger l’impact de la sécurité et du confort minimal sur le coût global. Un hébergement un peu plus cher mais bien situé, avec stationnement sécurisé, peut éviter des dépenses potentielles liées aux petits incidents. De même, un endroit propre, doté d’une bonne literie, favorise un meilleur repos et donc une conduite plus sûre le lendemain. Le but n’est pas de choisir systématiquement l’option la moins chère, mais celle qui offre le meilleur rapport « prix / tranquillité d’esprit ».
Dans ce contexte, les voyageurs attentifs aux détails s’aperçoivent vite que la gastronomie et l’hospitalité algériennes deviennent des atouts majeurs pour voyager longtemps sans se ruiner. Le pays permet de manger chaud, varié et savoureux pour un budget raisonnable, surtout lorsque l’on accepte de faire confiance aux adresses fréquentées par les habitants eux-mêmes.
Conseils pratiques pour un road trip en Algérie économique, sûr et fluide
Au-delà des chiffres, un road trip en Algérie en voiture réussi repose sur une multitude de petits gestes et d’habitudes de voyage. Ces détails, mis bout à bout, font la différence entre un séjour stressant et une aventure sereine, respectueuse de son budget comme de son environnement. Ils influencent la sécurité sur la route, le confort quotidien, la qualité des rencontres et la fluidité générale du voyage.
La première clé tient à la préparation administrative. S’assurer que tous les documents nécessaires sont en règle – passeport, visa le cas échéant, permis de conduire national, éventuel permis international, attestation d’assurance – évite des frais supplémentaires imprévus. Certaines compagnies de location exigent des garanties financières ou des assurances spécifiques ; les anticiper permet de comparer correctement les offres et d’éviter les suppléments de dernière minute.
Sur la route, la conduite préventive reste indispensable. Adapter sa vitesse, respecter les limitations, rester vigilant face aux changements soudains de route ou aux animaux croisant la chaussée, préserve autant le budget que la sécurité. Une conduite souple réduit la consommation de carburant et l’usure du véhicule, tout en diminuant les risques d’accrochage. Lina et Samir organisent leurs journées pour éviter les longues portions de nuit, lorsque la visibilité baisse et que les frais liés à une panne éventuelle ou à un dépannage pourraient être plus importants.
La gestion des arrêts contribue également au confort global. Planifier des pauses régulières toutes les deux heures environ permet de se dégourdir les jambes, de s’hydrater, de vérifier l’état général de la voiture. Profiter de ces arrêts pour acheter quelques produits frais, consulter la carte ou échanger quelques mots avec des habitants nourrit le voyage autant que les grands monuments. Ces moments deviennent souvent des occasions d’obtenir des conseils précieux sur les routes secondaires, les meilleurs horaires pour visiter un site, ou les quartiers les plus agréables pour se balader.
L’usage des outils numériques constitue un autre volet pratique. Une carte hors ligne ou une application de navigation fiable, alimentée par une carte SIM locale avec données, évite de se perdre et de faire des détours coûteux. Les applications de météo, d’actualités locales ou de traduction peuvent également rendre de nombreux services. Cependant, garder un support papier de l’itinéraire principal reste judicieux en cas de problème technique ou de zone mal couverte par le réseau.
Le rapport au temps joue enfin un rôle central. Un programme surchargé, qui impose de changer d’hébergement chaque nuit, crée une fatigue et un stress contraignants, en plus d’accroître les dépenses de carburant. À l’inverse, accepter de rester deux ou trois nuits au même endroit, quitte à rayonner en étoile autour de cette base, permet de mieux s’immerger dans les lieux, de négocier plus facilement les tarifs d’hébergement, et de réduire les allers-retours inutiles.
Un road trip en Algérie, même avec un budget maîtrisé, ne se résume pas à une série d’optimisations financières. C’est aussi une occasion d’explorer les multiples facettes du pays, ses rythmes quotidiens, ses marchés animés, ses paysages contrastés. En gardant en tête quelques principes simples – préparation rigoureuse, souplesse quotidienne, respect des réalités locales – il devient possible d’articuler un voyage où chaque euro dépensé soutient une expérience vécue plutôt qu’un imprévu subi.
Quel est le budget réaliste par jour pour un road trip en Algérie en voiture ?
Pour deux personnes partageant une voiture de catégorie moyenne, un budget quotidien autour de 80 à 90 euros reste généralement confortable, soit 40 à 45 euros par personne. Cela inclut la location du véhicule, le carburant, l’hébergement en maison d’hôtes ou pension simple, les repas dans des adresses locales et quelques visites. Avec des choix plus stricts sur le type d’hébergement, la fréquence des restaurants et l’optimisation de l’itinéraire, il est possible de descendre sous les 50 euros par jour et par personne.
Comment réduire la facture de location de voiture en Algérie ?
Réserver environ une semaine avant le départ, choisir un véhicule de catégorie moyenne ou compacte, louer pour une durée plus longue (plusieurs semaines ou un mois) et rester flexible sur le lieu de prise en charge, notamment à Alger où l’offre est vaste, permet de réduire nettement le tarif moyen par jour. Opter pour une politique de carburant plein à plein et un kilométrage illimité évite aussi les suppléments en fin de location.
Est-il nécessaire de descendre jusqu’au Sahara pour profiter d’un road trip en Algérie ?
Le Sahara algérien offre des paysages exceptionnels, mais l’y inclure implique souvent de longues distances et donc un budget carburant plus élevé. De nombreux voyageurs choisissent pour une première expérience de se concentrer sur le nord du pays, entre littoral, hauts plateaux et sites historiques comme Djemila, Tipaza ou la région de Constantine. Cette option permet de découvrir des facettes très variées de l’Algérie sans multiplier les kilomètres.
Quel type d’hébergement privilégier pour rester en dessous de 50 €/jour ?
Les maisons d’hôtes, pensions familiales et petits hôtels locaux offrent généralement le meilleur rapport qualité-prix. En combinant des réservations anticipées pour les grandes villes et un peu de flexibilité dans les régions moins touristiques, il est possible de trouver des chambres propres et accueillantes à des tarifs bien inférieurs aux hôtels internationaux. Partager une chambre à deux réduit encore la dépense par personne.
Est-il possible de manger bien et pas cher lors d’un road trip en Algérie ?
Oui. En privilégiant les restaurants fréquentés par les habitants, les cantines de quartier, la street food et les marchés, on peut découvrir la gastronomie algérienne pour un coût modéré. Un petit déjeuner simple, un déjeuner dans un restaurant populaire et un dîner composé de produits de marché ou de petites épiceries permettent de tenir un budget de 6 à 9 euros par jour et par personne tout en mangeant varié et copieux.





